Il y a des propriétés qui se vendent en quelques jours. Et il y en a d’autres qui restent affichées des semaines, parfois des mois — sans jamais trouver preneur. Ces propriétés qu’on appelle les « expirées » dans le milieu immobilier, elles ont une chose en commun : elles ont presque toutes commencé leur parcours avec un prix trop élevé.
Stéphane Simard, courtier spécialisé dans le secteur de Chutes-de-la-Chaudière Est, aborde ce sujet directement avec ses vendeurs avant de signer le mandat. Parce que comprendre ce qui arrive à une propriété mal positionnée dès le départ, c’est souvent la meilleure façon de les convaincre de fixer le bon prix — tout de suite.
Les propriétés expirées — un signal que le marché envoie clairement
Une inscription expirée, c’est une propriété dont le mandat de vente a pris fin sans qu’une transaction se soit conclue. Et dans la très grande majorité des cas, la raison est simple : le prix était trop élevé par rapport à ce que le marché était prêt à payer.
Ce que « encore affiché » veut dire aux yeux des acheteurs
Dans le marché immobilier actuel, les acheteurs sont bien informés. Ils utilisent des outils en ligne, ils suivent les nouvelles inscriptions, et ils remarquent quand une propriété est affichée depuis longtemps. Et quand ils le remarquent, ils se posent immédiatement une question : pourquoi personne ne l’a achetée ?
Cette question crée du doute. Et le doute, en immobilier, se traduit presque toujours par des offres plus basses — ou par une absence d’offres tout simplement. La propriété développe une réputation négative sur le marché, même si elle n’a aucun défaut réel.
Plus que ça traîne, plus les problèmes s’accumulent
C’est l’observation centrale de Stéphane — et elle est brutalement honnête. Plus une propriété reste sur le marché sans se vendre, plus la situation se complique pour le vendeur. Et pas seulement sur le plan financier.
Des visites qui s’étirent dans le temps
Une propriété bien positionnée génère un pic de visites dans les premières semaines — et souvent une vente rapide. Une propriété mal positionnée, elle, accumule des visites sur une longue période. Des visites de curieux, d’acheteurs peu qualifiés, de gens qui veulent comprendre pourquoi elle ne se vend pas.
Chaque visite demande de la préparation : ménage, désencombrement, disponibilité. Et quand ces visites s’étirent sur des semaines et des mois sans résultat, elles deviennent une source d’épuisement réel pour le vendeur.
Le stress qui s’accumule
Vendre une propriété, c’est déjà une période de vie stressante dans le meilleur des cas. Quand la vente s’étire, ce stress ne disparaît pas — il s’accumule. Le vendeur reste dans l’incertitude, ne peut pas planifier sa prochaine étape, et vit avec la pression constante d’une transaction qui n’avance pas.
Stéphane le dit clairement à ses clients : être échaudé d’avoir conservé ce stress longtemps, c’est une réalité qu’il a vue chez de nombreux vendeurs qui avaient mal positionné leur prix au départ. Et c’est une réalité qu’il travaille activement à leur éviter.
Un ajustement de prix tardif qui coûte plus cher
Quand le vendeur finit par baisser son prix — après plusieurs semaines ou mois sur le marché — la propriété a déjà perdu de son attrait. L’ajustement est nécessaire, mais il arrive trop tard pour recréer l’élan du départ. Et souvent, le prix final obtenu est inférieur à ce qu’on aurait pu obtenir avec un bon positionnement dès le début.
C’est le paradoxe des propriétés expirées : en voulant obtenir plus, on finit par obtenir moins.
Le bon prix dès le départ — la meilleure protection contre ce scénario
La solution que Stéphane propose à ses vendeurs est simple — même si elle demande parfois un peu de courage : afficher au bon prix dès le premier jour, basé sur une analyse sérieuse du marché, et non sur les attentes ou les émotions du vendeur.
Ce que le bon prix génère concrètement
Un prix bien positionné dès le départ crée un pic d’intérêt dans les premières semaines — le moment où une propriété est la plus visible et la plus attrayante sur le marché. Ce pic génère des visites qualifiées, parfois des offres multiples, et souvent une vente rapide dans de bonnes conditions.
Moins de visites, moins de stress, meilleur résultat
C’est le message que Stéphane répète à ses vendeurs : un bon prix dès le départ, c’est souvent moins de visites — mais des visites plus sérieuses — et un résultat final supérieur à ce qu’on aurait obtenu en traînant sur le marché pendant des mois.
Ce que ça signifie concrètement pour vous
Si vous êtes vendeur
Avant de fixer votre prix, posez-vous cette question : êtes-vous prêt à vivre avec l’incertitude et le stress d’une propriété qui ne se vend pas pendant des semaines ou des mois ? Si la réponse est non — et c’est presque toujours le cas — alors un bon positionnement prix dès le départ est votre meilleure assurance contre ce scénario.
Votre courtier est là pour vous présenter les données du marché, vous montrer ce qui arrive aux propriétés mal positionnées, et vous aider à prendre la décision qui protège à la fois votre résultat financier et votre qualité de vie pendant la période de vente.
Si vous êtes acheteur
Une propriété qui est sur le marché depuis longtemps mérite d’être regardée attentivement — mais aussi avec prudence. Demandez à votre courtier d’analyser son historique de prix et de visites. Parfois, c’est une opportunité. D’autres fois, il y a une raison valable pour laquelle elle ne s’est pas vendue.
Stéphane accompagne ses clients avec franchise et une connaissance approfondie du marché local. Contactez l’Équipe Jean-François Morin pour démarrer votre projet sur de bonnes bases.
À propos du courtier :Stéphane Simard est courtier immobilier agréé au sein de l’Équipe Jean-François Morin, spécialisé dans le secteur de Chutes-de-la-Chaudière Est. Pour toute question sur l’estimation de votre propriété, contactez-le directement via jeanfrancoismorin.ca.
https://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2026/04/propriete-qui-se-vend-moins-bien.jpg12801920Jean-François Morinhttps://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2023/01/equipemorin-rgb-logomenu.pngJean-François Morin2026-04-17 12:48:302026-04-17 12:48:30Une propriété qui traîne sur le marché, c’est une propriété qui se vend moins bien — et Stéphane l’explique pourquoi
Deux propriétés affichées à 500 000 $. Même secteur, même type de bâtiment, même période de mise en marché. Et pourtant — deux stratégies complètement différentes, deux objectifs opposés, deux résultats potentiellement très distincts.
Jean-François Morin, fondateur de l’Équipe Jean-François Morin et courtier spécialisé dans le secteur de Lévis–Desjardins, utilise une métaphore simple mais puissante pour expliquer ce que représente le prix affiché : c’est une carte d’invitation.
Le prix affiché n’est pas le prix de vente — c’est une stratégie
C’est le premier point que Jean-François clarifie avec ses vendeurs avant de signer le mandat. Le chiffre affiché sur la fiche de propriété n’est pas le montant que le vendeur s’attend à encaisser — c’est l’outil qu’il utilise pour attirer les bons acheteurs, avec les bonnes intentions, dans les bonnes conditions.
Deux vendeurs à 500 000 $ — deux objectifs complètement différents
Prenons deux vendeurs qui affichent tous les deux à 500 000 $. Le premier veut vendre à 480 000 $ — il a positionné son prix légèrement au-dessus de son objectif réel pour laisser de la place à la négociation. Le deuxième, lui, affiche à 500 000 $ pour vendre à 525 000 $ — il a délibérément positionné sa propriété sous la valeur qu’il anticipe pour générer de l’intérêt, créer de la compétition entre les acheteurs et provoquer une surenchère.
Même prix affiché. Stratégies opposées. Résultats attendus très différents.
C’est pourquoi comprendre l’objectif du vendeur avant de fixer le prix est absolument essentiel — et c’est exactement ce que Jean-François fait systématiquement avant toute mise en marché.
La carte d’invitation — rendre le prix irrésistible
La métaphore de Jean-François est aussi simple qu’efficace. Quand vous affichez votre propriété, vous envoyez une invitation à tous les acheteurs potentiels du marché. Et comme toute invitation, elle doit donner envie de répondre.
Une carte d’invitation trop chère reste sans réponse
Un prix trop élevé, c’est une invitation que les acheteurs mettent de côté sans même l’ouvrir. La propriété n’apparaît pas dans leurs fourchettes de recherche, elle ne génère pas de visites, elle ne crée pas de dynamique. Et plus elle reste sans réponse, plus elle perd de son attrait.
Une carte d’invitation bien positionnée remplit la salle
Un prix stratégiquement positionné, c’est une invitation qui fait réagir. Les acheteurs qualifiés la voient, ils la comparent avec ce qui est disponible sur le marché, et ils se déplacent. Plus il y a d’acheteurs potentiels dans la pièce, plus les conditions sont favorables au vendeur — que l’objectif soit de vendre vite, de vendre cher, ou les deux.
Le plus d’acheteurs potentiels — l’objectif derrière la stratégie
Jean-François est clair là-dessus : l’objectif d’une carte d’invitation bien construite, c’est de maximiser le nombre d’acheteurs potentiels sérieux qui s’intéressent à la propriété.
Pourquoi le volume d’acheteurs compte
Plus il y a d’acheteurs qualifiés qui visitent une propriété, plus la probabilité d’offres multiples augmente. Et les offres multiples, c’est ce qui crée les conditions de surenchère — où les acheteurs se surpassent les uns les autres pour obtenir la propriété, poussant le prix final au-delà de ce que le vendeur aurait pu obtenir dans un scénario à un seul acheteur.
La bonne invitation attire les bons acheteurs
Un positionnement prix stratégique ne se contente pas d’attirer beaucoup d’acheteurs — il attire les bons acheteurs. Ceux qui sont financièrement qualifiés, motivés, et prêts à passer à l’action. C’est cette combinaison — volume et qualité — qui produit les meilleurs résultats pour le vendeur.
Ce que ça signifie concrètement pour vous
Si vous êtes vendeur
Avant de fixer votre prix, posez-vous la bonne question : quel est mon objectif réel ? Voulez-vous vendre à un certain montant en laissant de la place à la négociation ? Ou voulez-vous créer de la compétition pour dépasser vos attentes ? La réponse détermine votre stratégie de prix — et Jean-François vous accompagne pour construire la carte d’invitation la plus efficace possible selon votre situation.
Si vous êtes acheteur
Comprendre que le prix affiché est une stratégie vous permet de mieux lire le marché. Une propriété bien positionnée peut attirer beaucoup d’acheteurs simultanément — soyez préparé à ce scénario avec votre courtier avant de visiter.
Vous préparez votre projet d’achat à Lévis ?
Jean-François accompagne ses clients avec une lecture rigoureuse du marché local — pour que chaque décision soit prise avec les bons outils en main. Contactez l’Équipe Jean-François Morin pour une première rencontre sans engagement.
https://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2026/04/role-municipal-et-prix-de-vente.jpg10671920Jean-François Morinhttps://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2023/01/equipemorin-rgb-logomenu.pngJean-François Morin2026-04-17 12:40:182026-04-17 12:41:42Le prix affiché, c’est votre carte d’invitation — et elle doit être irrésistible
Fixer le prix de vente d’une propriété, c’est souvent là que la relation entre un vendeur et son courtier se construit — ou se complique. Parce que le vendeur a ses attentes, ses émotions, et parfois un chiffre bien ancré en tête. Et le rôle du professionnel, c’est de l’accompagner vers le meilleur résultat possible — pas de lui dire ce qu’il veut entendre.
Lyne, membre de l’Équipe Jean-François Morin, va dans le même sens que Justine sur ce sujet. Mais elle ajoute une dimension essentielle : la preuve.
Convaincre avec des données, pas avec des opinions
Il y a une différence fondamentale entre dire à un vendeur que son prix est trop élevé — et le lui démontrer. La première approche crée de la résistance. La deuxième crée de la confiance.
Ce que « preuve à l’appui » veut dire concrètement
Lyne ne se présente pas devant un vendeur avec une estimation basée sur son instinct ou son expérience générale. Elle arrive avec des données. Des ventes comparables récentes dans le même secteur. Des propriétés similaires qui ont pris combien de temps à vendre selon leur positionnement prix. Des exemples concrets de propriétés affichées trop haut qui ont finalement vendu moins cher — après avoir stagné sur le marché.
Ces données ne sont pas là pour avoir raison. Elles sont là pour aider le vendeur à prendre la meilleure décision pour lui.
Quand les données parlent, la conversation change
Un vendeur qui voit des preuves concrètes devant lui — pas des opinions, pas des impressions, mais des faits vérifiables — réagit différemment. La résistance naturelle face à un prix plus bas que ses attentes laisse place à une compréhension plus rationnelle de sa situation. Et c’est dans cet espace-là que la vraie conversation stratégique peut avoir lieu.
C’est toi le professionnel — et ça s’assume
C’est le cœur du message de Lyne. Un courtier qui ajuste son prix de départ pour faire plaisir au vendeur — plutôt que pour maximiser son résultat — ne joue pas vraiment son rôle.
Le rôle du professionnel
Le vendeur connaît sa maison. Il y a vécu, il y a investi, il y est attaché. Tout ça est légitime et compréhensible. Mais il ne connaît pas nécessairement le marché — pas avec la profondeur et la précision d’un courtier actif sur le terrain au quotidien.
C’est précisément pour ça qu’il fait appel à un professionnel. Et un professionnel qui ne lui dit pas la vérité — chiffres en main — lui rend un mauvais service, même si la conversation est plus confortable à court terme.
La confiance se bâtit sur la transparence
Quand un courtier démontre avec des preuves que le bon prix dès le départ génère de meilleurs résultats, il ne convainc pas le vendeur — il lui permet de prendre une décision éclairée. Et c’est cette approche transparente et documentée qui construit une relation de confiance solide avant même la signature du mandat.
Obtenir le meilleur prix — le vrai objectif
Lyne le dit clairement : quand on est capable de démontrer au vendeur qu’un bon positionnement prix dès le départ lui permet d’obtenir le meilleur résultat, tout le monde gagne. Le vendeur vend dans de meilleures conditions. Le courtier remplit son rôle avec intégrité. Et la transaction se déroule de façon fluide, sans les complications qui viennent d’un prix mal positionné.
Ce que le bon prix génère concrètement
Un prix bien établi dès le départ attire plus d’acheteurs qualifiés, génère plus de visites dans un laps de temps plus court, et crée les conditions favorables à des offres sérieuses — parfois multiples. C’est la différence entre une mise en marché qui crée de la dynamique et une mise en marché qui s’essouffle avant d’avoir démarré.
Ce que ça signifie concrètement pour vous
Si vous êtes vendeur
Quand votre courtier vous présente des données sur le marché pour justifier sa recommandation de prix, c’est une bonne nouvelle — pas une mauvaise. Ça signifie qu’il fait son travail sérieusement et qu’il vous donne les outils pour prendre la meilleure décision. La transparence dès le départ, c’est la meilleure garantie d’un résultat à la hauteur de vos attentes.
Si vous êtes acheteur
Un vendeur bien conseillé par un professionnel rigoureux, c’est aussi une bonne nouvelle pour vous. Une propriété bien positionnée dès le départ, c’est une transaction qui a plus de chances de se conclure dans de bonnes conditions pour les deux parties.
Vous démarrez votre recherche immobilière et vous ne savez pas exactement ce que vous cherchez ?
C’est tout à fait normal — et c’est exactement pour ça que l’équipe est là. Lyne et l’Équipe Jean-François Morin vous accompagnent à chaque étape, du premier critère jusqu’à la bonne propriété. Contactez-nous pour une première rencontre sans engagement. Contactez-nous pour une première rencontre sans engagement.
À propos :Lyne Blanchette est membre de l’Équipe Jean-François Morin. Pour toute question sur votre projet d’achat, contactez l’équipe directement via jeanfrancoismorin.ca.[/av_one_half]
https://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2026/04/le-bon-prix-des-le-depart.jpg12811920Jean-François Morinhttps://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2023/01/equipemorin-rgb-logomenu.pngJean-François Morin2026-04-17 12:31:112026-04-17 12:31:11Le bon prix dès le départ : quand le professionnel parle, les données confirment
Vous visitez une maison à Québec. Elle vous plaît. Le prix semble juste. L’inspection préachat est à venir. Mais avez-vous consulté le registre foncier ? Avez-vous vérifié combien le vendeur l’a achetée, quelles hypothèques y sont inscrites, s’il existe des servitudes sur le terrain ?
La plupart des acheteurs ne le font pas eux-mêmes — et c’est correct. C’est exactement ce que leur courtier fait pour eux, systématiquement, avant chaque transaction. Mais comprendre ce qu’est le registre foncier, ce qu’on y trouve et pourquoi c’est important vous rend un meilleur décideur dans votre achat ou votre vente.
Ce guide vous explique tout, avec l’œil d’un courtier immobilier qui consulte le registre foncier sur chaque propriété qu’il représente à Québec et Lévis.
Qu’est-ce que le registre foncier du Québec ?
Le registre foncier est une base de données publique gérée par le gouvernement du Québec. Il compile toutes les transactions immobilières réalisées dans la province depuis 1841 — plus de 180 ans d’historique immobilier accessible en quelques clics.
Chaque fois qu’une propriété change de main, qu’une hypothèque est inscrite ou radiée, qu’une servitude est créée ou qu’un droit de passage est accordé, tout ça est enregistré et rendu public dans le registre foncier. Rien de caché, tout est traçable.
Il permet concrètement de :
Retracer l’historique complet des transactions d’un immeuble depuis sa création
Vérifier les hypothèques, servitudes et autres charges avant un achat
Consulter les actes juridiques publiés sur une propriété
Obtenir une copie certifiée d’un document légal
En termes simples : c’est le dossier médical légal de chaque propriété au Québec. Et comme tout dossier médical, il vaut mieux le lire avant de signer.
Qui peut consulter le registre foncier ? Et avec quelles restrictions ?
C’est une question que beaucoup d’acheteurs se posent — et la réponse est simple.
Un registre public, accessible à tous
Le registre foncier est un registre public. N’importe qui peut le consulter — particulier, acheteur potentiel, courtier, notaire, avocat, institution financière. Il n’est pas nécessaire d’être propriétaire de la propriété concernée ni d’avoir un intérêt légal direct pour y accéder.
C’est d’ailleurs l’un des principes fondamentaux de la publicité foncière au Québec : les droits publiés au registre sont opposables aux tiers, c’est-à-dire qu’on ne peut pas prétendre ignorer une charge inscrite au registre. Si une servitude y est publiée, elle vous lie en tant qu’acheteur — que vous l’ayez lue ou non.
Ce qui est accessible vs ce qui ne l’est pas
Accessible à tous
Accès restreint
Index des immeubles (actes, hypothèques, servitudes)
Renseignements personnels non liés à un immeuble
Historique des transactions et prix de vente
Documents non encore numérisés (accès en bureau)
Déclarations de copropriété
—
Avis de contamination
—
Hypothèques légales
—
Les restrictions pratiques
Vous devez connaître le numéro de lot de la propriété pour effectuer une recherche dans l’Index des immeubles (voir section suivante pour l’obtenir gratuitement)
La consultation est payante — 1 $ par document consulté
Certains vieux documents antérieurs à l’informatisation nécessitent une consultation en bureau physique
Le cadre légal : publicité foncière et protection des droits
Le registre foncier n’est pas qu’une base de données — c’est un mécanisme légal de protection des droits immobiliers ancré dans le Code civil du Québec.
Le principe de la publicité des droits
Au Québec, la règle fondamentale est celle de la publicité foncière : un droit immobilier n’est opposable aux tiers que s’il est publié au registre foncier. Concrètement, ça signifie :
Une hypothèque non publiée ne peut pas être opposée à un acheteur de bonne foi
Une servitude non inscrite n’engage pas le nouveau propriétaire
Un acheteur qui achète une propriété sans vérifier le registre assume les risques des charges existantes
C’est pourquoi l’inscription au registre est obligatoire pour tout acte qui crée, modifie ou éteint un droit immobilier. Le notaire qui rédige votre acte de vente a l’obligation légale de le publier au registre après la signature.
La protection des données personnelles
Même si le registre est public, des règles encadrent l’utilisation des informations qu’il contient.
Ce que vous pouvez légitimement faire avec les données :
Vérifier l’état juridique d’une propriété avant de l’acheter
Analyser l’historique des prix de vente pour une évaluation comparative
Identifier les charges à rembourser lors d’une vente
Ce que vous ne pouvez pas faire :
Utiliser les informations pour harceler un propriétaire ou un ancien propriétaire
Compiler des données personnelles sans intérêt sérieux et légitime — le Code civil du Québec (art. 37) encadre strictement la constitution de dossiers sur des personnes
En pratique, la consultation du registre foncier dans le cadre d’une transaction immobilière est toujours légitime. Les restrictions visent les usages détournés, non les démarches d’achat ou de vente.
Les implications juridiques d’une inscription
Quand un acte est publié au registre foncier :
Il devient opposable à tous dès la date d’inscription, pas dès la date de signature
En cas de conflit entre deux droits publiés, c’est le premier publié qui prévaut — d’où l’importance pour le notaire de publier l’acte de vente rapidement après la signature
Une inscription erronée peut être corrigée, mais la procédure est formelle et doit passer par l’Officier de la publicité foncière
Que trouve-t-on dans le registre foncier ?
La section principale que vous ou votre courtier consulte s’appelle l’Index des immeubles. Elle regroupe tous les actes publiés sur une propriété identifiée par son numéro de lot.
L’historique complet des transactions
Tous les propriétaires successifs avec les dates d’achat et les prix de vente. Ces données permettent de :
Comprendre l’évolution de la valeur de la propriété dans le temps
Calibrer votre offre d’achat sur des faits réels
Détecter des achats-reventes rapides qui pourraient signaler des problèmes cachés
Exemple concret : Une maison mise en vente à 550 000 $ que son propriétaire actuel a achetée 480 000 $ il y a 8 mois — ça mérite une explication. Rénovations majeures ? Retournement rapide ? Le registre ne répond pas à la question, mais il la pose.
Les hypothèques inscrites
Toute hypothèque doit être publiée au registre. Vous pouvez voir :
Le ou les prêteurs hypothécaires
Le montant initial de l’hypothèque
La date d’inscription
Ces hypothèques doivent être radiées lors de la vente — c’est le notaire qui s’en charge. Si elles ne le sont pas, elles suivent la propriété et vous en devenez responsable.
Signal d’alarme : Plusieurs hypothèques successives, ou un préavis d’exercice hypothécaire (le créancier a amorcé des procédures), indiquent des difficultés financières du vendeur à analyser avant d’aller plus loin.
Les servitudes et droits de passage
Une servitude est un droit qu’une personne possède sur la propriété d’une autre. Les plus fréquentes :
Droit de passage — votre voisin a le droit légal de traverser votre terrain
Servitude de vue — restrictions sur les fenêtres ou balcons orientés vers la propriété voisine
Servitude d’utilité publique — passage de lignes électriques, d’aqueduc, etc.
Ces droits sont permanents — ils suivent la propriété peu importe qui l’achète. Une servitude non déclarée par le vendeur peut constituer un vice caché.
Les hypothèques légales de construction
Si le vendeur a fait des travaux récemment et n’a pas encore payé tous ses sous-traitants, ceux-ci peuvent inscrire une hypothèque légale sur la propriété. Vous achèteriez alors une propriété grevée d’une dette que vous n’avez pas contractée.
À vérifier absolument pour toute propriété neuve ou récemment rénovée.
Les avis de contamination
Un avis de contamination environnementale inscrit au registre signifie que le sol ou les bâtiments ont été identifiés comme contaminés. Une telle propriété peut être difficile à financer, à assurer et à revendre. Vérifiez l’étendue de la décontamination avant toute décision.
La déclaration de copropriété
Pour les condos, la déclaration de copropriété est publiée au registre foncier. C’est le document fondateur du syndicat. Notre guide sur la copropriété divise au Québec vous explique comment l’interpréter.
Comment consulter le registre foncier ? Guide étape par étape
Étape 1 — Trouver le numéro de lot (gratuit)
Rendez-vous sur Infolot — l’outil cartographique gratuit du gouvernement du Québec. Entrez l’adresse de la propriété, repérez-la sur la carte, et le numéro de lot à sept chiffres apparaît gratuitement.
Étape 2 — Créer un compte client (gratuit)
Rendez-vous sur registrefoncier.gouv.qc.ca. La création d’un compte est gratuite — les frais s’appliquent uniquement à la consultation des documents.
Étape 3 — Consulter l’Index des immeubles
Une fois connecté :
Cliquez sur « Consulter »
Sélectionnez « Index des immeubles »
Entrez le numéro de lot et la circonscription foncière
Confirmez l’acceptation des frais
La fiche immobilière apparaît avec la liste de tous les actes publiés
Étape 4 — Lire les actes
Chaque document coûte 1 $ à la consultation. Pour une propriété ordinaire, une consultation complète représente généralement quelques dollars. Pour une propriété avec un historique chargé, prévoyez un peu plus.
Note pratique : Lire les actes du registre foncier demande une certaine habitude juridique. Un préavis d’exercice hypothécaire ou une servitude complexe peuvent nécessiter l’interprétation d’un notaire ou d’un courtier expérimenté. Ne prenez pas de décisions importantes sur la seule base de votre lecture si vous n’êtes pas à l’aise avec la terminologie légale.
Pourquoi consulter le registre foncier avant d’acheter ?
Valider que le titre est transférable
L’objectif premier : s’assurer que le vendeur peut vous transférer un bon titre de propriété — une propriété libre de charges non désirées. Si une hypothèque n’est pas radiée ou si une hypothèque légale est inscrite, vous hériterez du problème.
Détecter les signaux d’alarme avant de s’engager
Voici les situations qui méritent d’approfondir les vérifications :
Préavis d’exercice hypothécaire — le créancier a amorcé des procédures de reprise
Hypothèques multiples sur une courte période — refinancements répétés, possibles difficultés financières
Servitudes non mentionnées dans la déclaration du vendeur — divergence suspecte
Hypothèques légales récentes — travaux non payés, créanciers potentiels
Avis de contamination — implications environnementales et financières importantes
Achats-reventes rapides — propriété revendue peu de temps après son acquisition
Mieux négocier sur la base de faits réels
Connaître le prix d’achat du vendeur, ainsi que les prix des ventes comparables dans le secteur, vous donne un ancrage factuel pour votre offre. Un courtier qui connaît ces données négocie avec des arguments — pas des impressions.
Ce que votre courtier vérifie dans le registre foncier
L’OACIQ impose à tout courtier titulaire de permis de consulter le registre foncier sur chaque propriété qu’il représente. Ce n’est pas une option — c’est une obligation professionnelle encadrée par la loi.
Confirmation que le vendeur est bien le propriétaire inscrit
Liste complète des hypothèques en cours et identification des créanciers
Identification de toutes les servitudes actives et leur nature exacte
Absence d’hypothèques légales de construction récentes
Absence d’avis de contamination ou de préavis d’exercice hypothécaire
Historique des prix de vente pour valider le positionnement de l’offre
Côté vendeur :
Confirmation de l’état exact des charges sur la propriété avant la mise en marché
Identification des hypothèques à rembourser à la vente pour calculer le profit net réel
Vérification des servitudes à divulguer obligatoirement dans la déclaration du vendeur
Alerte sur toute inscription récente qui pourrait freiner la transaction
Consulter le registre foncier demande du temps et de l’expertise. Lire un acte de servitude ou interpréter un préavis d’exercice hypothécaire n’est pas trivial. C’est l’une des raisons concrètes pour lesquelles travailler avec un courtier certifié vous protège — bien au-delà des photos et des visites. Consultez nos propriétés à vendre à Québec pour voir comment nous préparons chaque dossier.
Registre foncier et vente sans garantie légale
La vente sans garantie légale — aussi appelée vente « à vos risques et périls » — est de plus en plus fréquente dans les successions et les reprises de finance. Dans ce contexte, la consultation du registre foncier devient encore plus essentielle.
Le vendeur ne garantit pas l’état de la propriété — mais il ne peut pas non plus garantir l’état du titre sans que vous l’ayez vérifié vous-même. Avant d’accepter une telle condition, assurez-vous que le registre foncier ne révèle aucune charge problématique.
Notre article sur les vices cachés au Québec couvre en détail les implications d’une vente sans garantie légale.
Conclusion : le registre foncier, votre filet de sécurité légal
Acheter une propriété sans consulter le registre foncier, c’est signer un contrat sans lire les clauses. La propriété peut être belle, le vendeur sympathique, l’inspection favorable — et le titre grevé d’une servitude problématique ou d’une hypothèque légale non radiée.
La bonne nouvelle : vous n’avez pas à faire ce travail vous-même. C’est ce que fait votre courtier — et c’est précisément pour ça que la loi le lui impose.
L’équipe Jean-François Morin accompagne acheteurs et vendeurs à Québec et Lévis avec une rigueur de vérification qui va bien au-delà des visites et des négociations. On lit le registre foncier, on identifie les signaux d’alarme, et on vous explique ce que ça signifie concrètement pour votre transaction.
Contactez nos courtiers pour une consultation gratuite — on commence toujours par regarder les bons documents avant de regarder les belles photos.
Questions fréquentes sur le registre foncier au Québec
Qui peut consulter le registre foncier du Québec ?
Tout le monde. Le registre foncier est un registre public accessible à n’importe qui — particulier, acheteur potentiel, courtier, notaire ou institution financière. Il n’est pas nécessaire d’être propriétaire pour y accéder. La consultation est payante à raison de 1 $ par document, mais la création d’un compte et la recherche par numéro de lot sont gratuites.
Combien coûte la consultation du registre foncier ?
Des frais de 1 $ s’appliquent à chaque document consulté. La tarification est révisée annuellement au 1er avril. Pour une propriété ordinaire, la consultation complète représente généralement quelques dollars — une somme très raisonnable face à l’enjeu d’une transaction immobilière.
Comment trouver le numéro de lot d’une propriété gratuitement ?
Utilisez Infolot, l’outil cartographique gratuit du gouvernement du Québec (appli.foncier.gouv.qc.ca/infolot). Entrez l’adresse, repérez la propriété sur la carte, et le numéro de lot apparaît gratuitement. Ce numéro est nécessaire pour effectuer une recherche dans l’Index des immeubles.
Est-ce que mon courtier consulte le registre foncier pour moi ?
Oui — c’est une obligation professionnelle imposée par l’OACIQ. Tout courtier titulaire de permis au Québec doit consulter le registre foncier sur chaque propriété qu’il représente, autant du côté acheteur que vendeur, pour vérifier l’état des charges et s’assurer que le titre est transférable.
Qu’est-ce qu’une servitude et comment savoir si une propriété en a une ?
Une servitude est un droit qu’une personne possède sur la propriété d’une autre — comme un droit de passage pour accéder à une propriété voisine. Ces droits sont permanents et suivent la propriété lors des ventes. Pour savoir si une servitude grève une propriété, consultez l’Index des immeubles du registre foncier — toutes les servitudes doivent y être inscrites pour être opposables aux tiers.
Quelles sont les implications légales si un droit n’est pas inscrit au registre foncier ?
Un droit immobilier non publié au registre foncier n’est pas opposable aux tiers. Autrement dit, si une servitude ou une charge n’est pas inscrite, un acheteur de bonne foi ne peut pas en être tenu responsable. C’est pourquoi la publication au registre est obligatoire pour tout acte créant, modifiant ou éteignant un droit immobilier.
https://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2026/04/registre-foncier-du-quebec-equipe-jean-francois-morin-3.jpg10001500Jean-François Morinhttps://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2023/01/equipemorin-rgb-logomenu.pngJean-François Morin2026-04-17 10:36:462026-04-17 10:36:46Registre foncier du Québec : guide complet pour acheteurs et vendeurs
En avril 2026, Québec est la ville canadienne où les propriétaires sont dans la meilleure position pour vendre. Pas parce qu’un article l’affirme — parce que les chiffres le confirment. Selon Royal LePage, la région de Québec affiche la plus forte hausse prévue du prix médian des maisons unifamiliales au Canada pour 2026 : +14 %, pour atteindre environ 536 600 $. Pendant que Toronto (-7 %) et Vancouver (-5,6 %) reculent, Québec continue sa progression, portée par une économie régionale parmi les plus stables du pays et un inventaire qui reste historiquement bas.
Mais vendre au bon moment ne garantit pas automatiquement de vendre au meilleur prix. Dans un marché compétitif, la stratégie fait souvent la différence entre une vente satisfaisante et une vente exceptionnelle. Voici ce que les données de 2026 vous apprennent — et comment en tirer le maximum.
Le portrait réel du marché à Québec en 2026
Avant de parler stratégie, il faut comprendre exactement dans quel marché vous vendez. Et il est plus nuancé que les manchettes le laissent croire.
Les chiffres clés à retenir
À l’échelle provinciale, le prix médian des maisons unifamiliales devrait atteindre 520 200 $ (+6 %) en 2026, tandis que celui des copropriétés devrait s’établir à 408 000 $ (+3 %), selon l’APCIQ.
Pour la région de Québec spécifiquement, les données sont encore plus favorables. Le Québec a atteint un nouveau sommet historique de son prix de référence en février 2026, à 547 800 $ — un deuxième mois consécutif de record.
Dans l’arrondissement de Beauport — l’un des secteurs les plus actifs du marché — les données Centris 2025 sont parlantes : 1 084 ventes (+10,6 % vs 2024), un délai de vente médian de seulement 24 jours (contre 38 en 2024), et un prix de vente qui atteint 106 % du prix affiché pour les unifamiliales. Ce n’est pas un marché qui avantage les acheteurs.
Ce que « phase de modération » veut vraiment dire
Le marché immobilier québécois n’entre pas dans un ralentissement marqué. Il entre plutôt dans une phase de transition, où l’activité se normalise après des sommets historiques, tout en demeurant élevée comparativement à la moyenne historique, selon Charles Brant, directeur du Service de l’analyse de marché de l’APCIQ.
Traduction concrète pour un vendeur à Québec : vous ne vendez plus dans la frénésie de 2021-2022, mais vous vendez dans un marché favorable, avec des acheteurs sérieux, mieux qualifiés et plus réfléchis. C’est un environnement qui récompense la préparation plutôt que l’improvisation.
Erreur #1 : tester le marché avec un prix trop élevé
C’est l’erreur la plus coûteuse en 2026, et elle reste très fréquente.
La logique semble intuitive : si le marché est en hausse, pourquoi ne pas viser haut ? Le problème, c’est que l’acheteur de 2026 est mieux informé que jamais. Il consulte les données Centris, compare les ventes récentes dans votre rue, et voit immédiatement si votre prix est hors marché.
Une propriété surévaluée dès le départ se retrouve à stagner. Après deux ou trois semaines sans offre, elle acquiert une réputation négative — les acheteurs se demandent ce qui cloche. Vous finissez souvent par baisser le prix en dessous de ce que vous auriez obtenu avec un positionnement juste dès le départ.
La bonne approche : une évaluation basée sur des ventes comparables réelles dans votre secteur, votre type de propriété, et votre état actuel — pas sur des estimations en ligne qui ne tiennent pas compte des particularités de votre maison. L’équipe Jean-François Morin utilise les données Centris en temps réel pour établir ce positionnement stratégique. Une propriété bien positionnée génère du trafic dès la première fin de semaine — et c’est ce trafic initial qui crée les situations d’offres multiples.
Erreur #2 : sous-estimer la première impression numérique
Royal LePage anticipe que les quartiers Lebourgneuf, Montcalm et Cap-Rouge connaîtront une appréciation des valeurs particulièrement forte et soutenue en 2026.
Mais peu importe le quartier, la première visite d’un acheteur ne se fait plus sur votre perron — elle se fait sur un écran de téléphone. Si vos photos sont médiocres ou si votre présentation en ligne est bâclée, vous perdez des acheteurs qualifiés avant qu’ils aient demandé à visiter.
Ce que ça implique concrètement :
Photos professionnelles — pas des photos de téléphone, même récent
Visite virtuelle 3D — essentielle pour les acheteurs qui viennent de l’extérieur de la région ou qui magasinent plusieurs propriétés
Description précise et locale — mentionnez l’école du quartier, le temps de trajet vers le centre-ville, la piste cyclable à deux rues. Les détails hyperlocaux convertissent.
Diffusion multi-plateforme — votre propriété doit être visible sur Centris.ca, la plateforme officielle des courtiers immobiliers du Québec, mais aussi relayée via les réseaux sociaux et le réseau de courtiers
Erreur #3 : négliger la préparation physique de la propriété
Dans un marché où les acheteurs paient 106 % du prix affiché en moyenne à Beauport, il pourrait sembler inutile de faire des efforts de préparation. C’est une erreur de raisonnement.
Ce 106 % est une moyenne. Les propriétés bien préparées obtiennent 108, 110, 112 %. Celles qui ne le sont pas se vendent à 102 %. Sur une propriété à 450 000 $, c’est une différence de 40 000 $ pour quelques semaines de préparation.
Ce qui fait une vraie différence :
Les petites réparations visibles — un robinet qui fuit, une porte qui accroche, une plinthe décollée. Ce sont des signaux négatifs qui amplifient la perception des problèmes potentiels dans l’esprit de l’acheteur.
Le désencombrement — les espaces qui respirent paraissent plus grands. C’est mécanique.
La neutralisation des couleurs — les tons sobres permettent à l’acheteur de se projeter plutôt que de réagir à votre décoration.
Le home staging — pas nécessairement avec tout un nouveau mobilier, mais avec une mise en scène qui montre le potentiel de chaque pièce.
Erreur #4 : choisir la mauvaise offre en situation de surenchère
Le déséquilibre entre l’offre et la demande ainsi que les taux d’intérêt actuellement bas jouent en faveur des vendeurs et font en sorte que 2026 se présente comme le moment idéal pour vendre rapidement, selon les acteurs du marché.
Quand plusieurs offres arrivent en même temps, l’instinct est de choisir le prix le plus élevé. C’est rarement la bonne décision.
Une offre à 610 000 $ avec une condition d’inspection stricte et une vente de propriété conditionnelle peut représenter plus de risques qu’une offre à 595 000 $ sans conditions, avec un dépôt substantiel et une date de prise de possession flexible.
Ce que vous devez analyser dans chaque offre :
La solidité du financement — préapprobation bancaire confirmée ?
Les conditions — inspection, financement, vente préalable ?
Le montant du dépôt — un dépôt élevé signale un acheteur sérieux
La date de prise de possession — correspond-elle à votre calendrier ?
Les inclusions et exclusions négociées
Un courtier expérimenté analyse ces variables pour vous et vous conseille sur l’offre globalement la plus avantageuse — pas juste la plus haute.
Erreur #5 : oublier les coûts de vente dans votre calcul
Vendre une maison génère des revenus — mais aussi des dépenses que beaucoup de vendeurs sous-estiment. Pour ne pas avoir de surprises au moment de la signature chez le notaire, voici les principaux postes à prévoir :
Commission du courtier — variable selon le courtier et le contrat
Frais de quittance hypothécaire — si vous avez un solde hypothécaire, des frais peuvent s’appliquer selon votre prêteur
Certificat de localisation — si le vôtre date de plus de 10 ans ou si des travaux ont été effectués depuis
Ajustements de taxes municipales et scolaires — calculés au prorata selon la date de prise de possession
Notaire — les frais d’acte de vente sont à la charge de l’acheteur, mais vous pouvez avoir des frais côté vendeur
Home staging et réparations — à prévoir dans votre budget avant la mise en marché
Connaître votre profit net réel avant de mettre votre propriété en vente vous permet de négocier avec confiance et de prendre des décisions éclairées sur les conditions à accepter.
Quels secteurs performent le mieux en 2026 ?
Le professeur François Des Rosiers, de l’Université Laval, souligne que la région de Québec bénéficie d’une économie très forte avec des salaires élevés. Même si les prix augmentent, les augmentations des salaires ont permis de compenser l’augmentation des prix, qui demeurent malgré tout encore raisonnables comparativement à Montréal.
Dans la région de Québec, les secteurs les plus performants en termes d’appréciation et de délais de vente sont :
Beauport — 24 jours de délai médian, 106 % du prix affiché, forte demande familiale
Charlesbourg — secteur sud en forte hausse, profil d’acheteurs variés
Sainte-Foy / Cap-Rouge — appréciation soutenue, proximité Université Laval
Lebourgneuf — identifié par Royal LePage comme l’un des secteurs à plus forte appréciation
Lévis / Desjardins — marché actif avec forte demande de familles
Si votre propriété se situe dans l’un de ces secteurs, vous êtes dans une position particulièrement favorable. Si elle est dans un secteur moins en vue, la préparation et le positionnement sont encore plus déterminants.
Consultez les propriétés à vendre à Québec pour vous faire une idée des tendances actuelles par type de propriété et par secteur.
Quand vendre en 2026 ?
Le marché de Québec est actif à l’année, mais certaines périodes sont historiquement plus favorables :
Printemps (mars à juin) — la période la plus active. Les acheteurs sortent de l’hiver, les familles veulent emménager avant la rentrée scolaire, l’inventaire reste bas. C’est typiquement la période où les surenchères sont les plus fréquentes.
Automne (septembre à novembre) — deuxième pic saisonnier. Moins intense que le printemps, mais les acheteurs sérieux sont toujours présents.
Été et hiver — moins de compétition parmi les vendeurs, mais aussi moins d’acheteurs actifs. Peut être stratégique pour certains types de propriétés.
En 2026, avec un inventaire toujours bas et une demande soutenue, le printemps demeure le moment optimal pour maximiser votre prix de vente.
Conclusion : un marché favorable exige quand même une stratégie
Tous les indicateurs convergent vers une année 2026 propice à l’action, autant pour vendre que pour acheter. La combinaison d’une demande active, de prix stables à haussiers, et d’un financement un peu plus accessible crée un environnement favorable aux décisions éclairées, selon Realta.
Mais « propice à l’action » ne signifie pas « vente automatique au meilleur prix ». Les vendeurs qui obtiennent les meilleurs résultats en 2026 sont ceux qui se préparent sérieusement : propriété bien préparée, prix stratégique, mise en marché professionnelle, et accompagnement rigoureux dans la négociation.
L’équipe Jean-François Morin accompagne des vendeurs à Québec et Lévis depuis des années. On connaît les particularités de chaque quartier, les acheteurs actifs sur le marché en ce moment, et comment positionner votre propriété pour obtenir le maximum — pas juste une vente rapide.
Vous voulez savoir combien vaut votre propriété dans le marché actuel ? Contactez nos courtiers pour une évaluation gratuite et sans engagement. Et pour en savoir plus sur notre approche et notre équipe, visitez notre page À propos.
https://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2026/04/uu7c5uzriua.webp10241024Jean-François Morinhttps://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2023/01/equipemorin-rgb-logomenu.pngJean-François Morin2026-04-13 13:22:232026-04-13 13:35:48Vendre sa maison à Québec en 2026 : ce que les données disent vraiment — et comment en tirer le maximum
Huit mois après avoir signé chez le notaire, vous remarquez une odeur de terre humide dans le sous-sol. Vous déplacez un meuble contre le mur. Et là, derrière — des taches noires. De la moisissure. Étendue sur une surface que vous ne pouvez pas mesurer au premier coup d’œil. C’est l’un des scénarios les plus redoutés des nouveaux propriétaires au Québec. Et ce n’est pas un cas isolé : la moisissure figure parmi les vices cachés les plus fréquents dans les maisons de la région de Québec et Lévis, particulièrement dans les propriétés construites avant les années 1990.
Ce guide s’adresse autant aux acheteurs qui veulent savoir quoi surveiller avant de signer qu’aux vendeurs qui se demandent comment aborder honnêtement le sujet. Parce que dans les deux cas, ce que vous ne savez pas peut vous coûter très cher.
Qu’est-ce que la moisissure et pourquoi apparaît-elle dans nos maisons ?
La moisissure est un champignon microscopique naturellement présent dans l’environnement. Elle se propage par des spores invisibles à l’œil nu transportées dans l’air, sur les vêtements et par les animaux domestiques. Dans la nature, elle joue un rôle essentiel dans la décomposition des matières organiques. Dans votre maison, c’est une autre histoire.
Pour se développer, la moisissure a besoin de trois conditions simultanées :
De l’humidité — c’est le facteur déclencheur principal. Un taux d’humidité relative supérieur à 60 % crée des conditions idéales à sa prolifération.
Une source nutritive — gypse, bois, papier, isolant, tissu. Votre maison en est remplie.
Une température adéquate — les moisissures se développent entre 5 °C et 38 °C, soit pratiquement toute l’année dans nos intérieurs chauffés.
Contrôlez l’humidité, vous contrôlez la moisissure. C’est aussi simple — et parfois aussi complexe — que ça. Le gouvernement du Québec recommande de maintenir le taux d’humidité relative entre 30 % et 50 % selon la saison pour prévenir son développement.
Les causes les plus fréquentes dans les maisons à Québec et Lévis
Notre climat est particulièrement exigeant pour les bâtiments. Les hivers rigoureux, les cycles intenses de gel-dégel au printemps et les étés humides créent des conditions propices à l’apparition de moisissures dans les maisons mal ventilées ou mal entretenues.
Les infiltrations d’eau — cause numéro un
C’est de loin la source la plus grave et la plus courante. Une fois que l’eau entre dans la structure, la moisissure peut se développer en 24 à 48 heures sur les matériaux organiques touchés. Les principales sources d’infiltration dans nos maisons :
Fondation fissurée — les fissures dans les murs de fondation laissent entrer l’eau de fonte au printemps et lors des fortes pluies. Un problème très fréquent dans les maisons de 30 à 50 ans à Québec et Lévis.
Toiture défaillante — bardeaux endommagés, solins mal installés, barrages de glace en hiver qui forcent l’eau à pénétrer dans l’entretoit.
Drain français en fin de vie — un drain qui ne draine plus fait remonter l’humidité dans les murs du sous-sol.
Gouttières bouchées ou absentes — l’eau qui déborde s’écoule contre la fondation plutôt que loin du bâtiment.
Mauvais drainage du terrain — un terrain en pente vers la maison plutôt que vers la rue dirige l’eau directement contre la fondation.
La condensation — le problème invisible de l’hiver québécois
En hiver, la différence de température entre l’intérieur (20 °C) et l’extérieur (-20 °C) est extrême. Cette différence provoque de la condensation sur les surfaces froides : rebords de fenêtres, murs extérieurs mal isolés, tuyaux d’eau froide dans les espaces non chauffés. Cette humidité, apparemment bénigne, peut alimenter de la moisissure pendant des mois sans que personne ne s’en aperçoive.
La mauvaise ventilation — l’ennemi silencieux
Cuisiner, prendre une douche, faire sécher des vêtements à l’intérieur — ces activités quotidiennes produisent d’importantes quantités d’humidité. Sans ventilation adéquate, cette humidité s’accumule dans l’air et dans les matériaux.
Un échangeur d’air ou ventilateur récupérateur de chaleur (VRC) mal entretenu ou mal utilisé est l’une des causes les plus sous-estimées de moisissure dans les maisons construites après les années 1980 — celles qui sont très bien isolées mais potentiellement sous-ventilées.
Comment détecter la moisissure — visible et cachée
Le problème avec la moisissure, c’est qu’elle se développe souvent là où vous ne regardez pas. Derrière les murs de gypse. Sous les planchers. Dans l’entretoit. Derrière le papier peint. Les signes sont parfois subtils.
Signes visuels évidents
Taches de couleurs variées sur les murs, plafonds ou joints : noires, vertes, grises, blanches, orangées
Cernes, gondolements ou écaillements de la peinture ou du gypse
Décoloration du bois
Tapis ou planchers qui semblent humides au toucher
Signes indirects — moisissure cachée
Odeur de terre humide ou de moisi persistante dans une pièce — c’est souvent le premier indice d’une moisissure dissimulée dans les murs
Symptômes qui s’améliorent à l’extérieur — si les membres de votre famille toussent, ont les yeux irrités ou souffrent de congestion nasale chronique, et que ces symptômes diminuent dès qu’ils quittent la maison, la qualité de l’air intérieur est suspecte
Condensation récurrente sur les fenêtres ou les murs — indicateur d’un taux d’humidité trop élevé
L’outil de l’inspecteur : l’humidimètre électronique
Un inspecteur en bâtiment expérimenté utilise un humidimètre électronique pour détecter l’humidité dans les matériaux sans avoir à ouvrir les murs. Cet appareil mesure la teneur en eau du gypse, du bois ou de l’isolant et peut révéler des zones humides invisibles en surface. C’est l’une des raisons pour lesquelles une inspection préachat rigoureuse est indispensable — même si elle ne garantit pas de trouver toutes les moisissures cachées.
Important : Il n’est généralement pas nécessaire de faire analyser l’air ou les surfaces pour confirmer la présence de moisissures. Dès qu’elles sont visibles ou que certains signes laissent croire à leur présence, il faut agir. Gouvernement du Québec Ce qui compte, c’est d’identifier et corriger la source d’humidité — pas de passer des semaines à attendre des résultats de laboratoire.
Moisissure et transaction immobilière à Québec : ce que vous devez savoir
C’est ici que l’angle du courtier immobilier apporte une valeur réelle. Les sites gouvernementaux vous disent comment nettoyer la moisissure. Personne ne vous dit ce que ça change pour votre transaction.
La moisissure cachée est un vice caché
La moisissure est considérée comme un vice caché au Québec, et omettre de la déclarer peut entraîner des poursuites judiciaires. Steri Mobile Pour qu’elle soit juridiquement reconnue comme vice caché, elle doit répondre aux critères du Code civil du Québec : être non apparente, avoir existé au moment de la vente, et diminuer significativement l’utilité de la propriété.
Une moisissure visible lors de la visite — sur un joint de salle de bain, par exemple — n’est pas un vice caché. C’est un vice apparent dont le vendeur n’est pas responsable si l’acheteur a choisi d’acheter en connaissance de cause. Une moisissure dissimulée derrière un mur de gypse, dans l’entretoit ou sous un plancher, c’est une autre histoire.
Notre article complet sur les vices cachés au Québec explique en détail vos droits et recours dans ce contexte.
Ce que risque le vendeur qui dissimule
En 2011, un couple ayant vendu leur maison sans garantie légale en sachant qu’il y avait présence de moisissures a été condamné à verser 48 553 $ en réparations plus 20 000 $ en dommages et intérêts punitifs. Steri Mobile
Ce cas illustre un principe fondamental : la vente sans garantie légale ne protège pas un vendeur de mauvaise foi. Si vous saviez que de la moisissure était présente et que vous ne l’avez pas déclaré, vous pouvez être poursuivi même si l’acheteur a accepté d’acheter « à ses risques et périls ».
L’obligation de déclaration du vendeur
Au Québec, tout vendeur doit remplir honnêtement la déclaration du vendeur. Cette déclaration comporte des questions spécifiques sur l’historique d’infiltrations d’eau, de dégâts des eaux et de problèmes d’humidité. Si vous avez eu un problème de moisissure dans le passé — même résolu — vous devez le déclarer avec les travaux effectués pour y remédier.
Déclarer honnêtement un problème passé avec les preuves des correctifs apportés (factures, rapports d’experts) n’empêche pas la vente. Ça la sécurise — des deux côtés.
L’impact sur la valeur et la négociation
La présence de moisissure active dans une propriété a un impact réel sur le prix de vente. L’ampleur de la réduction dépend de plusieurs facteurs :
L’étendue de la contamination (surface affectée)
La cause sous-jacente (réglée ou non)
La disponibilité d’un rapport d’expert et de devis de décontamination
Un acheteur qui découvre de la moisissure lors de l’inspection va surestimer le coût des travaux — c’est systématique. Un vendeur qui arrive avec un rapport de décontamination et des factures à l’appui négocie en position de force. Consultez l’équipe Jean-François Morin pour établir la meilleure stratégie selon votre situation.
Que faire si vous trouvez de la moisissure dans votre maison ?
Règle numéro un : corriger la source d’humidité
Nettoyer la moisissure sans régler la cause, c’est peine perdue. Elle reviendra. La première étape est toujours d’identifier et d’éliminer la source d’humidité : réparer la fissure de fondation, remplacer les bardeaux endommagés, installer un déshumidificateur, améliorer la ventilation.
Selon l’étendue de la contamination
Santé Canada classe les quantités de moisissures en trois catégories qui déterminent l’approche appropriée :
Petite zone — moins de 1 m² Vous pouvez généralement nettoyer vous-même avec un chiffon propre et un nettoyant tout usage non parfumé. Séchez bien la surface. N’utilisez pas d’eau de Javel — elle est inutile pour les moisissures sur des surfaces poreuses et peut masquer le problème sans l’éliminer.
Zone moyenne — entre 1 m² et 3 m² Un professionnel est recommandé, particulièrement si la moisissure est dans les murs ou les matériaux poreux (gypse, isolant). Ces matériaux ne peuvent pas être nettoyés — ils doivent être retirés et remplacés.
Grande zone — plus de 3 m² Un professionnel est obligatoire. Les travaux doivent suivre la norme BNQ 3009-600 — Contamination des habitations par les moisissures — qui établit la démarche complète d’investigation et de réhabilitation. Vérifiez que l’entreprise que vous engagez connaît et applique cette norme.
⚠️ Important : La moisissure ne se lave pas à l’eau de Javel. Elle doit être physiquement retirée avec les matériaux contaminés. Repeindre par-dessus ne fait que masquer temporairement le problème — et peut constituer une dissimulation si vous vendez ensuite.
Si vous êtes acheteur et que l’inspection révèle de la moisissure
Trois scénarios s’offrent à vous :
Demander que le vendeur fasse décontaminer avant la vente — avec rapport de fin de travaux à l’appui
Négocier une réduction de prix basée sur des devis réels de décontamination — pas une estimation dans l’air
Se retirer de la transaction si la situation est trop incertaine ou si le vendeur refuse de collaborer
L’équipe Jean-François Morin vous accompagne dans ces négociations et vous aide à évaluer le poids réel du problème dans la transaction.
Comment prévenir la moisissure durablement
La prévention est toujours moins coûteuse que la décontamination. Voici les gestes concrets qui font la différence dans nos maisons québécoises.
Contrôlez l’humidité active
Utilisez le ventilateur de la salle de bain pendant et 15 minutes après la douche
Activez la hotte de cuisine lors de la cuisson
Évitez de faire sécher les vêtements à l’intérieur sans ventilation
Installez un déshumidificateur dans le sous-sol si le taux d’humidité dépasse 50 %
Ciblez un taux d’humidité relative entre 30 % et 50 % selon la saison
Entretenez votre échangeur d’air
Le VRC est le poumon de votre maison. Un échangeur mal entretenu perd son efficacité et peut même devenir une source de contamination. Nettoyez les filtres tous les 3 mois et faites vérifier le système une fois par an.
Inspectez régulièrement les zones à risque
Une fois par an, à la fonte des neiges et après les grandes pluies, vérifiez :
Le sous-sol — traces d’humidité, odeurs suspectes, efflorescences sur les murs de béton
L’entretoit — traces d’eau, bois décoloré, isolant tassé ou humide
Les fenêtres — condensation excessive, joints décollés, rebords tachés
Les zones autour de la plomberie — sous les éviers, derrière le lave-vaisselle, autour du chauffe-eau
La SCHL offre des guides complets sur la gestion de l’humidité dans les maisons canadiennes, adaptés à nos conditions climatiques.
Conclusion : la moisissure, ça se gère — si on ne la cache pas
La moisissure dans une maison à Québec ou Lévis, c’est un problème fréquent, souvent gérable, et qui ne doit pas nécessairement bloquer une transaction. Ce qui crée des litiges coûteux, c’est le silence — le vendeur qui repeint par-dessus, l’acheteur qui découvre le problème six mois plus tard.
Une déclaration honnête, un rapport de décontamination professionnel, des devis réels — voilà les outils qui permettent de gérer la situation intelligemment, des deux côtés de la transaction.
L’équipe Jean-François Morin accompagne régulièrement des vendeurs et des acheteurs qui font face à cette situation à Québec et Lévis. On connaît les bons inspecteurs, on sait comment négocier sur la base de faits réels, et on vous aide à prendre la meilleure décision pour protéger votre investissement.
Vous avez découvert de la moisissure dans votre maison et vous vous demandez comment ça va affecter votre vente ? Contactez nos courtiers — la consultation initiale est gratuite.
Questions fréquentes sur la moisissure dans les maisons au Québec
La moisissure dans une maison est-elle automatiquement un vice caché ? Pas nécessairement. Une moisissure visible lors de la visite est un vice apparent — l’acheteur peut la voir et en tenir compte dans sa décision. Une moisissure dissimulée dans les murs, l’entretoit ou sous les planchers, non détectable lors d’un examen visuel normal, peut constituer un vice caché au sens du Code civil du Québec si elle diminue significativement l’utilité de la propriété.
Est-ce qu’un vendeur peut être poursuivi s’il ne savait pas qu’il y avait de la moisissure ?
Oui, dans certains cas. La garantie légale de qualité s’applique même si le vendeur ignorait le problème. Cependant, si le vendeur connaissait la présence de moisissure et l’a dissimulée, les tribunaux peuvent lui imposer des dommages-intérêts punitifs en plus du remboursement des travaux — comme dans le cas de 2011 où un couple a été condamné à 68 553 $ au total.
Peut-on vendre une maison avec de la moisissure au Québec ?
Oui. La présence de moisissure n’empêche pas une transaction. Elle doit être déclarée honnêtement dans la déclaration du vendeur. Selon la situation, le vendeur peut choisir de faire décontaminer avant la vente, ou de négocier une réduction de prix basée sur des devis réels. Un courtier expérimenté vous aidera à choisir la meilleure approche.
Quelle surface de moisissure nécessite un professionnel ?
Selon Santé Canada, une surface supérieure à 1 m² nécessite l’intervention d’un professionnel. Au-delà de 3 m², c’est obligatoire et les travaux doivent suivre la norme BNQ 3009-600. Pour toute moisissure dans les murs, l’entretoit ou des matériaux poreux comme le gypse et l’isolant, un professionnel est recommandé quelle que soit la surface — ces matériaux doivent être retirés, pas nettoyés.
Comment prévenir la moisissure dans un sous-sol au Québec ?
Maintenez le taux d’humidité sous 50 % avec un déshumidificateur, vérifiez l’étanchéité de la fondation chaque printemps, assurez-vous que les eaux de surface s’écoulent loin du bâtiment, et vérifiez l’état de votre drain français si votre maison a plus de 30 ans. Un entretoit bien ventilé réduit aussi les risques de condensation qui peuvent ruisseler dans les murs.
https://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2026/04/moisissure-maison-quebec-4-scaled.jpg14292560Jean-François Morinhttps://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2023/01/equipemorin-rgb-logomenu.pngJean-François Morin2026-04-13 10:58:062026-04-13 11:09:41Moisissure dans une maison à Québec : causes, détection et impact sur votre transaction
Imaginez la scène : vous avez passé des semaines à préparer votre maison, les visites se sont enchaînées, et vous avez enfin signé une offre d'achat acceptée. Le champagne est au frais. Mais quelques jours avant la signature chez le notaire, le couperet tombe : votre certificat de localisation n'est plus à jour. La transaction est bloquée, l'acheteur panique, et vous risquez de perdre votre vente.
À Québec, cette situation arrive beaucoup plus souvent qu'on ne le pense. Le certificat de localisation est l'un des documents les plus importants lors de la vente d'une propriété, mais c'est aussi celui qui génère le plus d'erreurs et de stress.
Voici les 7 erreurs classiques que nous observons régulièrement sur le terrain et, surtout, nos conseils d'experts pour les éviter afin de vendre sa maison à Québec en toute sérénité.
1. Utiliser un certificat de plus de 10 ans
C’est l’erreur la plus fréquente. Beaucoup de propriétaires pensent que tant qu'ils n'ont rien changé sur leur terrain, le vieux certificat de l’époque de leur achat suffit. C'est faux.
En règle générale, les notaires et les institutions financières exigent un certificat de localisation datant de moins de 10 ans. Pourquoi ? Parce que le cadre législatif et réglementaire évolue. Un document produit en 2012 ne tient pas compte des nouveaux règlements municipaux de la Ville de Québec ou des changements dans les lois provinciales.
Prenez note : Même si votre propriété est restée identique, le passage du temps rend le document techniquement "périmé" aux yeux du système juridique. Vérifiez la date sur la première page de votre document dès aujourd'hui.
2. Oublier d'inclure les ajouts physiques (piscine, cabanon, clôture)
Vous avez ajouté une superbe piscine creusée il y a trois ans ? Vous avez installé un cabanon ou une nouvelle clôture pour votre intimité ? Félicitations, vous avez probablement augmenté la valeur de votre maison. Cependant, vous avez aussi rendu votre certificat de localisation actuel invalide.
Tout changement apporté à l'état physique des lieux doit apparaître sur le plan de l'arpenteur-géomètre. Si l'arpenteur a dessiné votre terrain en 2018 et que vous avez ajouté une terrasse en 2021, le document ne reflète plus la réalité.
Conseil d'expert : Avant de mettre votre propriété sur le marché, faites l'inventaire de toutes les modifications extérieures. Si le plan ne correspond pas parfaitement à ce qu'on voit par la fenêtre, vous devez en commander un nouveau. Cela fait partie des 13 dépenses à prévoir lors d'une transaction immobilière.
3. Ignorer les servitudes ou les empiètements
Une servitude, c'est un droit accordé à un tiers (souvent Hydro-Québec, Bell ou même un voisin) d'utiliser une partie de votre terrain. Un empiètement, c'est quand votre haie de cèdres dépasse chez le voisin, ou que son cabanon est sur votre terrain.
Ignorer ces détails peut transformer une vente en cauchemar juridique. L'acheteur pourrait exiger que vous régliez le problème avant la signature, ou pire, se désister. Le certificat de localisation est le seul document qui révèle ces subtilités.
Rappelez-vous : Ce n'est pas parce que vous "vivez bien" avec la clôture du voisin depuis 15 ans que l'acheteur acceptera de prendre ce risque. Chez l'Équipe Jean-François Morin, nous analysons ces documents dès la mise en vente pour anticiper les objections des acheteurs.
4. Sous-estimer les délais de l'arpenteur-géomètre
C’est ici que le stress grimpe en flèche. Vous réalisez que votre certificat n'est plus bon ? Vous appelez un arpenteur ? À Québec, les délais peuvent varier entre 4 et 8 semaines, voire plus lors de la haute saison immobilière au printemps.
Si vous attendez d'avoir une offre d'achat en main pour commander votre certificat, vous risquez de dépasser les délais de la condition de financement ou de la date de signature chez le notaire.
Délai moyen : 6 semaines
Coût moyen à Québec : Environ 1 500 $ (plus taxes)
Agissez vite : Dès que vous avez le projet de vendre, contactez-nous. Nous pourrons vous dire immédiatement si votre document actuel passera le test du notaire ou s'il faut agir tout de suite.
5. Ne pas vérifier la rénovation cadastrale
Le Québec a entrepris un vaste chantier de rénovation cadastrale pour que chaque lot soit identifié de façon unique et précise. Si votre certificat de localisation utilise encore les anciens numéros de lots (ce qu'on appelle les numéros de lots "originaux"), il est fort probable qu'il ne soit plus valide, même s'il a moins de 10 ans.
Le passage au nouveau cadastre change la désignation légale de votre propriété. Un certificat qui ne mentionne pas le numéro de lot rénové sera refusé par le notaire pour la préparation de l'acte de vente.
6. Négliger les zones de contraintes (inondations, érosion)
Les cartes de zones inondables et de zones de risques de glissement de terrain sont régulièrement mises à jour par les autorités. Un certificat de localisation à Québec doit confirmer si votre maison se trouve dans une zone à risque.
Depuis les récents changements climatiques et les nouvelles cartographies gouvernementales, de nombreuses propriétés se retrouvent dans des zones de contraintes sans que les propriétaires ne le sachent. Si votre certificat date de 8 ans, il se peut qu'il ne reflète pas les nouvelles zones décrétées par la Ville de Québec ou le ministère de l'Environnement.
Attention : Une propriété qui entre soudainement dans une zone inondable peut voir ses options de financement limitées pour l'acheteur. Il vaut mieux le savoir avant de commencer les visites.
7. Penser que l'assurance titre règle tout
C'est une erreur de jugement dangereuse. Certains vendeurs se disent : "Si le certificat n'est pas bon, on prendra une assurance titre pour l'acheteur et le tour est joué."
L'assurance titre est un outil formidable, mais elle ne remplace pas un certificat de localisation. Elle protège contre des problèmes inconnus au moment de la vente, mais elle ne règle pas physiquement le problème. De plus, de nombreux prêteurs hypothécaires refusent désormais de financer une propriété sans un certificat de localisation récent, même avec une assurance titre, surtout s'il y a eu des modifications majeures au terrain.
Le saviez-vous ? L'assurance titre a un coût et ne couvre pas tout. Elle est souvent une solution de dernier recours qui peut laisser un goût amer à l'acheteur dès le départ.
Comment l'Équipe Jean-François Morin vous protège
Vendre sa maison à Québec ne devrait pas être une source d'angoisse administrative. Notre rôle, en tant qu'experts en immobilier, est de passer au peigne fin votre dossier bien avant que l'acheteur ne se présente.
Lorsque vous travaillez avec nous, nous effectuons une pré-vérification complète de vos documents :
Analyse de la date et de la validité de votre certificat actuel.
Comparaison visuelle entre le plan et l'état actuel de votre terrain (piscine, clôture, etc.).
Vérification de la rénovation cadastrale.
Recommandation immédiate d'un arpenteur-géomètre de confiance si un nouveau document est nécessaire.
En anticipant ces 7 erreurs, nous nous assurons que votre transaction se déroule sans accroc, du premier clic sur l'annonce jusqu'à la poignée de main chez le notaire. Pour comprendre tout ce que nous mettons en œuvre pour sécuriser votre vente, consultez notre page Voici ce que notre équipe fait pour vous.
Ne laissez pas un document papier gâcher vos projets de vie. Si vous avez un doute sur la validité de votre certificat ou si vous planifiez vendre votre maison à Québec prochainement, contactez-nous dès aujourd'hui pour une évaluation sans engagement.
Prêt à passer à l'action ?
Que vous cherchiez à investir dans un 3-4-5 logements sur la Rive-Nord ou que vous souhaitiez vendre votre résidence familiale, la clé du succès réside dans la préparation. Un certificat de localisation conforme, c'est la fondation d'une vente réussie.
Contactez l'Équipe Jean-François Morin dès maintenant pour sécuriser votre transaction immobilière.
https://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2026/04/tuhnm82rj9q.webp10241024Jean-François Morinhttps://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2023/01/equipemorin-rgb-logomenu.pngJean-François Morin2026-04-10 12:11:082026-04-10 12:11:087 erreurs que vous faites avec votre certificat de localisation à Québec (et comment les éviter)
Vous magasinez un condo à Québec ou Lévis. La mise en marché est belle, le prix semble raisonnable, le quartier vous plaît. Mais avez-vous vraiment compris ce que vous achetez — et surtout, à quel syndicat vous vous joignez ? Acheter une copropriété divise, c’est bien plus que d’acheter un appartement. C’est aussi entrer dans une communauté avec des règles, des obligations financières partagées, et depuis août 2025, un cadre légal considérablement renforcé au Québec.
Que vous soyez acheteur qui découvre le monde des condos, ou vendeur qui veut comprendre ses nouvelles obligations, ce guide vous donne tout ce qu’il faut savoir pour naviguer ce marché avec confiance — avec l’œil d’une équipe de courtiers qui accompagne des transactions en copropriété divise à Québec et Lévis chaque semaine.
Qu’est-ce que la copropriété divise — et en quoi est-ce différent d’une maison ?
La copropriété divise est une forme particulière de propriété encadrée par les articles 1009 et suivants du Code civil du Québec. Dans le langage courant, on l’appelle tout simplement un condo.
Dans une copropriété divise, chaque propriétaire détient :
Une partie privative : son appartement, qui lui appartient en exclusivité et possède son propre numéro de lot au cadastre
Une quote-part des parties communes : les corridors, le stationnement, l’ascenseur, le toit, les fondations, le terrain — tout ce qui appartient collectivement à l’ensemble des copropriétaires, en proportion de la valeur relative de leur unité
C’est cette double nature — propriété individuelle ET propriété collective — qui distingue fondamentalement le condo de la maison unifamiliale. Quand vous achetez une maison, vos décisions vous appartiennent. Quand vous achetez un condo, vous partagez des responsabilités financières et des prises de décisions avec tous vos voisins.
Copropriété divise vs copropriété indivise : ne pas confondre
La confusion est fréquente, et elle a des conséquences concrètes sur le financement.
Copropriété divise
Copropriété indivise
Numéro de lot
Chaque unité a son propre numéro
Un seul numéro pour tout l’immeuble
Forme courante
Immeuble à condos
Duplex, triplex, plex partagé
Mise de fonds minimale
5 %
20 %
Gestion
Syndicat de copropriété
Copropriétaires conjointement
Encadrement légal
Code civil du Québec — très structuré
Convention d’indivision — plus souple
La mise de fonds de 5 % pour une copropriété divise est un avantage important pour les premiers acheteurs — c’est l’une des raisons pour lesquelles le marché des condos reste actif à Québec et Lévis, même dans un contexte de taux plus élevés.
Comment fonctionne un syndicat de copropriété ?
Le syndicat de copropriété est la personne morale qui regroupe tous les copropriétaires d’un immeuble. C’est lui qui gère les parties communes, administre les finances collectives et fait respecter la déclaration de copropriété.
Il est dirigé par un conseil d’administration élu par l’assemblée des copropriétaires — généralement composé de 3 à 5 copropriétaires bénévoles, parfois assisté d’un gestionnaire de copropriété professionnel externe.
Les trois obligations financières fondamentales
1. Les charges communes Chaque copropriétaire paie des charges communes mensuelles — communément appelés « frais de condo ». Ces frais couvrent l’entretien des parties communes, les assurances de l’immeuble, les services partagés (déneigement, entretien paysager, etc.) et l’alimentation du fonds de prévoyance.
2. Le fonds de prévoyance C’est la tirelire collective du syndicat. La loi oblige chaque syndicat à constituer et alimenter un fonds de prévoyance destiné à financer les réparations majeures et le remplacement des parties communes : toiture, fenêtres, ascenseur, système mécanique, etc.
Un fonds de prévoyance insuffisant est l’un des signaux d’alarme les plus importants lors de l’achat d’un condo. S’il n’est pas suffisamment alimenté, vous risquez de faire face à des cotisations spéciales — des charges extraordinaires imposées à tous les copropriétaires pour financer des travaux urgents non prévus au budget. Ces cotisations peuvent représenter plusieurs milliers, voire dizaines de milliers de dollars.
3. Les cotisations spéciales Elles surviennent quand le fonds de prévoyance est épuisé ou insuffisant face à des travaux imprévus. Elles sont légales, mais elles sont le signe d’une mauvaise gestion préventive. Avant d’acheter, vérifiez toujours si des cotisations spéciales ont été imposées au cours des dernières années — c’est une question à poser directement.
La déclaration de copropriété : le document que tout acheteur doit lire
La déclaration de copropriété est le document fondateur de l’immeuble. C’est un acte notarié publié au registre foncier qui établit les règles du jeu pour tous les copropriétaires. Beaucoup d’acheteurs signent sans l’avoir lue en entier — c’est une erreur.
Elle est composée de trois parties :
L’acte constitutif de copropriété
C’est la partie la plus importante et la plus difficile à modifier (elle nécessite une double majorité en assemblée). Elle contient :
La destination de l’immeuble (résidentielle, commerciale, mixte)
La description des parties privatives et des parties communes
La valeur relative de chaque fraction (qui détermine votre quote-part des charges et votre nombre de voix en assemblée)
Les règles de gouvernance du syndicat
L’état descriptif des fractions
Il énumère les numéros de lots privatifs et communs au cadastre. C’est le document qui donne à votre unité son existence légale propre.
Les règlements de l’immeuble
C’est ici que vous trouverez les règles du quotidien : animaux permis ou non, règles de location (notamment pour les locations court terme de type Airbnb), stationnement, utilisation des parties communes, heures de silence, rénovations autorisées dans les parties privatives.
Conseil de courtier : Lisez les règlements de l’immeuble avant de tomber amoureux d’un condo. Certains interdisent les animaux. D’autres limitent la location à un minimum d’un an. D’autres encore restreignent les rénovations. Ce que vous découvrez après la signature ne peut plus être invoqué comme motif d’annulation.
L’équipe Jean-François Morin vous accompagne dans la lecture et l’interprétation de la déclaration de copropriété — un exercice qui prend du temps mais qui vous évite bien des surprises.
Loi 16 et nouvelles règles 2025 : ce qui change pour vous
C’est le chapitre le plus important pour tout acheteur ou vendeur de condo au Québec en ce moment.
Le règlement découlant des projets de loi 16 (2019) et 31 (2024) est entré en vigueur le 14 août 2025. Il s’agit de la plus importante réforme du droit de la copropriété divise depuis la refonte du Code civil en 1994. L’OACIQ a d’ailleurs mis à jour ses guides pratiques pour les courtiers immobiliers en conséquence.
Voici ce que ça change concrètement.
1. L’attestation du syndicat — obligatoire immédiatement
Depuis le 14 août 2025, toute vente d’une unité en copropriété divise doit être accompagnée d’une attestation du syndicat sur l’état de la copropriété. Le syndicat a 15 jours pour la remettre au copropriétaire vendeur qui en fait la demande.
Ce document contient notamment :
Le portrait financier complet du syndicat (soldes des fonds, surplus ou déficit des 3 dernières années)
Le montant du fonds de prévoyance et les recommandations quant au montant minimal à y maintenir
Les réparations majeures réalisées ou prévues dans les 10 prochaines années
Les sinistres ayant affecté l’unité ou les parties communes dans les 5 dernières années
Les litiges en cours impliquant le syndicat
Les modifications apportées à la déclaration de copropriété dans les 3 dernières années
Pour l’acheteur : Ce document est votre fenêtre sur la santé réelle de la copropriété que vous vous apprêtez à rejoindre. Ne signez jamais sans l’avoir lue.
Pour le vendeur : Vous devez la demander à votre syndicat dès que vous décidez de mettre votre unité en vente — les 15 jours peuvent ralentir votre transaction si vous attendez à la dernière minute.
2. Le carnet d’entretien — délai jusqu’au 14 août 2028
Chaque syndicat doit se doter d’un carnet d’entretien produit par un professionnel autorisé (ingénieur, architecte, technologue professionnel ou évaluateur agréé), indépendant du syndicat. Ce document recense l’état de tous les éléments de l’immeuble et planifie les réparations majeures sur un horizon d’au moins 25 ans.
La date limite pour se conformer est le 14 août 2028 — mais les syndicats qui ont agi avant août 2025 bénéficient d’une clause transitoire reconnaissant leurs carnets existants.
3. L’étude du fonds de prévoyance — tous les 5 ans
Le syndicat doit faire réaliser une étude du fonds de prévoyance tous les 5 ans par un professionnel qualifié. Cette étude évalue les travaux à prévoir sur 25 ans et détermine les cotisations annuelles nécessaires pour éviter tout déficit. Même délai : 14 août 2028 pour la première étude conforme.
4. Protection des acomptes lors des achats sur plan
Dans les projets neufs, les acomptes versés par les acheteurs doivent désormais être déposés en fidéicommis auprès d’un professionnel autorisé (notaire, avocat, CPA, administrateur agréé). Le promoteur ne peut plus encaisser ces sommes directement — une protection importante pour les acheteurs de condos neufs.
Acheter un condo à Québec : les vérifications essentielles avant de signer
Voici la liste des vérifications concrètes à effectuer sur chaque copropriété que vous visitez, avec l’aide de votre courtier. Consultez également les propriétés à vendre à Québec pour voir les condos disponibles sur notre marché.
La santé financière du syndicat
Demandez les états financiers des 3 dernières années : le syndicat est-il en surplus ou en déficit ?
Vérifiez le solde du fonds de prévoyance : est-il suffisant pour couvrir les travaux prévus ? L’attestation du syndicat (nouvelle obligation 2025) vous donnera cette réponse.
Y a-t-il eu des cotisations spéciales récentes ? Si oui, pourquoi ? Ce sont des signaux qu’il faut creuser.
Le budget annuel est-il réaliste ? Des charges anormalement basses peuvent cacher un sous-financement chronique du fonds de prévoyance.
L’état physique de l’immeuble
Quels travaux majeurs sont prévus dans les prochaines années ? Toiture, fenêtres, système de chauffage, garage souterrain — chaque travail majeur à venir représente un coût potentiel pour vous.
Demandez le carnet d’entretien si disponible. Son absence est un signal d’alarme.
Faites faire une inspection préachat même pour un condo. L’inspecteur évaluera l’état des parties privatives et des parties communes accessibles.
La gouvernance et la vie en communauté
Lisez les procès-verbaux des assemblées des 2 dernières années : les conflits entre copropriétaires, les décisions controversées, les problèmes récurrents y sont documentés.
Vérifiez les règlements de l’immeuble : animaux, location, rénovations, utilisation des parties communes.
Y a-t-il des litiges en cours ? Un syndicat en procès avec un copropriétaire ou un entrepreneur peut immobiliser des ressources importantes.
La Chambre des notaires du Québec publie des guides complets sur les vérifications à faire avant l’achat d’une copropriété divise — une lecture recommandée avant de signer quoi que ce soit.
Vendre un condo en 2025 : vos nouvelles obligations
Si vous vendez votre unité en copropriété divise à Québec ou Lévis, les nouvelles règles de 2025 vous concernent directement.
Ce que vous devez faire :
Demander l’attestation du syndicat dès que vous décidez de vendre — le syndicat a 15 jours pour vous la remettre, aux frais de l’acheteur
Remplir honnêtement la déclaration du vendeur en incluant tous les problèmes connus liés à votre unité ET à l’immeuble
Informer l’acheteur de l’état du fonds de prévoyance — l’attestation du syndicat remplit cette obligation depuis août 2025
Déclarer les cotisations spéciales passées ou à venir dont vous avez connaissance
À retenir : Une copropriété bien gérée avec un fonds de prévoyance solide est un argument de vente. De plus en plus d’acheteurs — et leurs courtiers — posent les bonnes questions. Préparez vos documents à l’avance. En savoir plus sur notre façon d’accompagner les vendeurs à Québec et Lévis.
Conclusion : la copropriété divise, ça s’achète avec les yeux ouverts
Le marché des condos à Québec et Lévis offre d’excellentes opportunités — des unités bien situées, abordables avec une mise de fonds de 5 %, dans des quartiers dynamiques comme Saint-Roch, Montcalm, Lebourgneuf ou le Vieux-Lévis.
Mais une transaction en copropriété divise est plus complexe qu’une transaction résidentielle ordinaire. Vous n’achetez pas seulement des murs — vous rejoignez une communauté avec sa propre santé financière, ses règles, et depuis août 2025, des obligations légales renforcées qui changent ce que vous devez vérifier avant de signer.
Chez l’équipe Jean-François Morin, on accompagne autant les acheteurs qui découvrent le monde des condos que les vendeurs qui doivent naviguer les nouvelles exigences de la Loi 16. On connaît le marché local, on sait quelles questions poser au syndicat, et on vous aide à prendre une décision éclairée — pas une décision précipitée.
Contactez nos courtiers pour discuter de votre projet en copropriété divise à Québec ou Lévis. La consultation initiale est gratuite, et les bonnes questions posées au bon moment peuvent vous éviter des années de regrets.
Questions fréquentes sur la copropriété divise au Québec
Quelle est la différence entre une copropriété divise et une copropriété indivise ? Dans une copropriété divise (condo), chaque unité possède son propre numéro de lot au cadastre et peut être financée avec une mise de fonds de 5 %. Dans une copropriété indivise (souvent un plex), il n’y a qu’un seul numéro de lot pour l’immeuble entier, et la mise de fonds minimale est de 20 %. La gestion est aussi différente : un syndicat pour la divise, une convention d’indivision pour l’indivise.
Qu’est-ce que l’attestation du syndicat et est-ce obligatoire en 2025 ? Oui, depuis le 14 août 2025, toute vente d’une unité en copropriété divise au Québec doit être accompagnée d’une attestation du syndicat. Ce document fourni par le syndicat dans les 15 jours suivant la demande du vendeur contient l’état financier complet de la copropriété, les travaux prévus, les sinistres récents et les litiges en cours.
Comment savoir si le fonds de prévoyance d’un condo est suffisant ? L’attestation du syndicat (obligatoire depuis août 2025) doit indiquer le solde actuel du fonds de prévoyance et les recommandations de l’étude du fonds quant au montant minimum à y maintenir. Si l’étude n’a pas encore été réalisée, demandez les états financiers des 3 dernières années et vérifiez si des cotisations spéciales ont été imposées — c’est un indicateur de sous-financement chronique.
Peut-on louer son condo sur Airbnb en copropriété divise au Québec ? Ça dépend des règlements de l’immeuble inscrits dans la déclaration de copropriété. Les syndicats peuvent légalement limiter la durée minimale de location (ex. : minimum 1 an) mais ne peuvent pas interdire la location complètement. Vérifiez toujours les règlements avant d’acheter si la location fait partie de votre projet.
Quelles sont les nouvelles obligations des syndicats de copropriété depuis 2025 ? Depuis le 14 août 2025, les syndicats doivent : fournir une attestation sur l’état de la copropriété dans les 15 jours lors d’une vente, produire un carnet d’entretien par un professionnel qualifié (délai jusqu’au 14 août 2028), et faire réaliser une étude du fonds de prévoyance tous les 5 ans (délai jusqu’au 14 août 2028). Ces obligations découlent des projets de loi 16 et 31.
https://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2026/04/copropriete-divise-quebec-2-scaled.jpg14292560Jean-François Morinhttps://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2023/01/equipemorin-rgb-logomenu.pngJean-François Morin2026-04-10 10:12:212026-04-10 10:12:21Copropriété divise au Québec : guide complet pour acheter ou vendre un condo en 2025
En 2026, le marché immobilier de la Capitale-Nationale continue d’afficher une résilience remarquable, mais les acheteurs sont plus sélectifs que jamais. Pour vendre sa maison Québec au meilleur prix, il ne suffit plus de mettre une pancarte sur le terrain. La présentation visuelle et l’état général de la propriété sont devenus les facteurs déterminants d’une transaction réussie.
Cependant, tous les travaux ne se valent pas. Certains propriétaires commettent l’erreur d’investir des sommes colossales dans des projets qui n’augmentent pas proportionnellement la valeur de leur demeure. À l’inverse, de petites interventions stratégiques peuvent générer un retour sur investissement (ROI) spectaculaire.
Ce guide détaillé, conçu par l’Équipe Jean-François Morin, vous présente les rénovations les plus rentables pour optimiser votre maison à vendre Québec en 2026, tout en identifiant les pièges financiers à éviter.
Le retour sur investissement (ROI) : Votre indicateur de succès
Avant de sortir le marteau ou le pinceau, vous devez comprendre que la valeur d’une rénovation se mesure par son impact sur le prix de vente final moins le coût des travaux. Voici un aperçu des performances attendues pour le marché québécois cette année :
Type de rénovation
Coût approximatif
Retour sur investissement (ROI)
Peinture intérieure
3 000 $ – 5 000 $
200 % à 400 %
Aménagement paysager
2 000 $ – 8 000 $
100 % à 200 %
Rafraîchissement cuisine
15 000 $ – 30 000 $
75 % à 100 %
Nouveaux planchers
5 000 $ – 12 000 $
70 % à 90 %
Salle de bain (mineure)
8 000 $ – 15 000 $
60 % à 80 %
1. La peinture intérieure : Le champion incontesté du ROI
La peinture est, sans contredit, l’investissement le plus rentable que vous puissiez faire pour vendre sa maison Québec. Pourquoi ? Parce qu’elle transforme instantanément l’atmosphère d’une propriété à un coût relativement faible.
En 2026, la tendance est aux tons neutres et chauds. Les blancs cassés, les beiges doux et les « greiges » dominent les préférences des acheteurs. Ces couleurs permettent aux visiteurs de projeter leurs propres meubles et leur style de vie dans votre espace.
Ce que vous devez faire :
Peindre non seulement les murs, mais aussi les plafonds et les cadres de portes pour un fini uniforme.
Utiliser une peinture de qualité supérieure pour masquer les imperfections.
Prioriser les pièces communes : l’entrée, le salon et la cuisine.
Rappelez-vous : Une maison qui sent la peinture fraîche dégage un signal de « propreté » et de « soin » qui rassure l’acheteur dès les premières secondes.
2. L’aménagement paysager et l’attrait extérieur (Curb Appeal)
La première photo que l’acheteur verra sur notre site web ou sur Centris est celle de l’extérieur. Si la façade est négligée, l’acheteur potentiel pourrait passer à la fiche suivante sans même regarder l’intérieur.
L’aménagement paysager offre un ROI pouvant aller jusqu’à 200 %. Pour un budget modeste, vous pouvez transformer radicalement l’allure de votre propriété.
Les interventions clés en 2026 :
Le nettoyage haute pression : Nettoyez l’asphalte, le pavé uni et le revêtement extérieur. Pour plus de détails, consultez notre guide sur le revêtement extérieur.
L’entrée principale : Peignez la porte d’entrée d’une couleur contrastante élégante et remplacez la quincaillerie (poignée, sonnette, numéros civiques).
L’éclairage : Installez des luminaires extérieurs modernes qui mettent en valeur l’architecture de la maison le soir venu.
3. Le rafraîchissement de la cuisine : Visez la subtilité
La cuisine est souvent décrite comme le cœur de la maison. C’est la pièce qui déclenche le plus souvent le coup de cœur. Toutefois, attention : une rénovation complète de cuisine peut coûter entre 50 000 $ et 80 000 $, avec un ROI qui chute souvent sous les 60 %.
Le secret en 2026 réside dans la rénovation mineure ou esthétique.
Comment maximiser votre profit :
Refacing d’armoires : Si les caissons sont en bon état, changez uniquement les façades de portes.
Comptoirs : Le quartz reste la norme recherchée à Québec. C’est un investissement qui « paye » car il est durable et luxueux.
Dosseret et robinetterie : Des éléments modernes peuvent moderniser une cuisine de 15 ans en un clin d’œil.
Des tapis usés ou des parquets de bois franc jaunis par le temps sont des repoussoirs majeurs. Les acheteurs de 2026 recherchent des surfaces continues, faciles d’entretien et d’allure contemporaine.
Les choix gagnants :
Bois franc : Toujours la référence pour les maisons de prestige. Sabler et vernir vos planchers actuels avec un fini mat ou satiné est une excellente option.
Vinyle de luxe (LVP) : Idéal pour les sous-sols ou les rez-de-chaussée familiaux. Il est imperméable, durable et imite parfaitement le bois.
Le remplacement des planchers offre un ROI de 70 % à 90 %. C’est un élément visuel massif qui justifie souvent une hausse du prix demandé pour votre maison à vendre Québec.
5. La salle de bain : La touche « Spa »
Une salle de bain défraîchie suggère des problèmes potentiels de plomberie ou de moisissure dans l’esprit de l’acheteur. En 2026, la tendance « spa à la maison » est très forte.
Investissements recommandés :
Remplacement de la vanité par un modèle flottant avec un comptoir intégré.
Installation d’une douche à l’italienne avec une paroi de verre.
Mise à jour de la céramique au sol.
Concentrez-vous sur la salle de bain principale. Si vous avez un budget limité, changer simplement les joints de silicone, la robinetterie et l’éclairage peut déjà faire une grande différence.
Les rénovations à éviter : Où vous risquez de perdre de l’argent
Toutes les améliorations ne sont pas synonymes de profit. Certains projets sont purement personnels et n’ajoutent que très peu de valeur marchande à Québec.
La piscine creusée
Bien que populaire durant les vagues de chaleur, la piscine creusée est un investissement risqué pour un vendeur. Avec un coût d’installation pouvant atteindre 80 000 $ en 2026, sa plus-value sur le prix de vente dépasse rarement 15 000 $. Pour beaucoup d’acheteurs, la piscine représente surtout un fardeau d’entretien et des coûts d’assurance supplémentaires.
Les finitions trop personnalisées
Évitez les couleurs éclatantes, les papiers peints thématiques ou les matériaux trop originaux. Si l’acheteur doit prévoir des travaux pour « défaire » ce que vous venez de faire, vous perdez votre investissement. Restez dans la neutralité.
Le sous-sol « amateur »
Transformer un sous-sol en logement sans respecter les normes de la RBQ ou les règlements municipaux est une erreur coûteuse. Sans fenêtres égress conformes ou insonorisation adéquate, cet espace ne pourra pas être comptabilisé officiellement comme une chambre ou un logement, rendant le ROI quasi nul.
Pourquoi l’expertise de l’Équipe Jean-François Morin est essentielle
Vendre une propriété en 2026 demande une stratégie précise. L’Équipe Jean-François Morin ne se contente pas d’inscrire votre propriété ; nous agissons comme conseillers stratégiques pour maximiser votre valeur nette.
Voici ce que notre équipe fait pour vous :
Analyse de rentabilité : Avant que vous n’engagiez un entrepreneur, nous évaluons si les rénovations prévues augmenteront réellement votre prix de vente dans votre secteur spécifique.
Accès à un réseau de professionnels : Nous pouvons vous diriger vers des partenaires de confiance pour vos travaux.
Mise en marché d’élite : Une fois les travaux complétés, nous utilisons des outils de pointe pour mettre en valeur votre investissement. Découvrez pourquoi notre équipe fait la différence.
Que vous soyez un investisseur immobilier cherchant à maximiser un « flip » ou un propriétaire souhaitant passer à la prochaine étape de sa vie, notre connaissance du terrain à Québec est votre meilleur atout.
Prêt à vendre votre maison à Québec ?
Ne laissez pas le hasard décider de votre profit. Une préparation minutieuse et des rénovations ciblées peuvent faire la différence entre une propriété qui stagne sur le marché et une vente rapide au prix souhaité.
Contactez-nous dès aujourd’hui pour une évaluation professionnelle de votre propriété et recevez des conseils personnalisés sur les améliorations à apporter.
L’Équipe Jean-François Morin : Votre partenaire de confiance pour réussir votre projet immobilier à Québec en 2026.
https://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2026/04/sdxwf-4fhyn.webp10241024Jean-François Morinhttps://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2023/01/equipemorin-rgb-logomenu.pngJean-François Morin2026-04-09 12:48:352026-04-09 13:02:09Boostez votre prix de vente à Québec : 5 rénovations payantes (et celles à éviter) en 2026
L’achat d’une propriété est sans contredit l’un des investissements les plus importants de votre vie. Entre le moment où vous trouvez la maison à vendre à Québec de vos rêves et celui où vous recevez les clés chez le notaire, une multitude de frais s’accumulent. Parmi ceux-ci, la fameuse « taxe de bienvenue » (officiellement appelée droit de mutation immobilière) est souvent celle qui cause le plus grand stress financier.
Cependant, saviez-vous qu’en 2026, la Ville de Québec offre une flexibilité que peu d’autres municipalités au Québec proposent ? Vous avez la possibilité d’acquitter cette taxe en trois versements égaux, sans aucun intérêt.
Pour l’Équipe Jean-François Morin, la transparence financière est la base d’une transaction réussie. Dans cet article, nous décortiquons pour vous ce mécanisme simple mais redoutablement efficace pour protéger vos liquidités lors de votre installation.
Qu’est-ce que la taxe de bienvenue à Québec ?
Avant de parler de modalités de paiement, il est crucial de comprendre ce que vous payez. La taxe de bienvenue est une taxe imposée par les municipalités lors du transfert d’un immeuble. Que vous achetiez une maison unifamiliale, un plex ou un condo à vendre à Québec, vous y serez assujetti, sauf dans de rares cas d’exonération.
Le montant est calculé sur la base la plus élevée entre le prix d’achat, le montant de la contrepartie inscrite à l’acte de vente ou la valeur uniformisée au rôle d’évaluation. En 2026, avec la hausse constante des valeurs immobilières, ce montant peut rapidement atteindre plusieurs milliers de dollars.
Prenez note : Cette taxe n’est pas incluse dans votre prêt hypothécaire. C’est une dépense que vous devez payer directement à la Ville de Québec après l’enregistrement de l’acte de vente.
Le privilège de Québec : Le paiement en 3 versements
Alors que des villes comme Montréal, Laval ou Gatineau exigent généralement le paiement complet dans les 30 jours suivant l’envoi de la facture, la Ville de Québec se distingue par sa souplesse. Cette mesure vise à alléger le fardeau financier des nouveaux propriétaires au moment où ils en ont le plus besoin (déménagement, petits travaux, achat de meubles).
Le calendrier précis des paiements en 2026
Dès que la facture est émise par la municipalité (souvent quelques semaines ou mois après votre passage chez le notaire), le compte à rebours commence. Voici comment se structure le calendrier de paiement :
Premier versement : Doit être acquitté au plus tard 30 jours après la date de transmission de la facture.
Deuxième versement : Doit être acquitté au plus tard 90 jours après la date de transmission de la facture.
Troisième versement : Doit être acquitté au plus tard 150 jours après la date de transmission de la facture.
Attention : Cette option est automatique. Vous n’avez pas de formulaire complexe à remplir. Il vous suffit de respecter les dates limites indiquées sur les coupons de paiement joints à votre facture de droits de mutation.
L’exception du montant minimal
Il existe une règle importante à retenir : si le montant total de votre taxe de bienvenue est de 300 $ ou moins, l’option des versements ne s’applique pas. Dans ce cas précis, vous devez payer la totalité de la somme en un seul versement dans les 30 jours suivant la réception de la facture.
Un exemple concret pour mieux planifier
Imaginons que vous fassiez l’acquisition d’une propriété d’une valeur de 450 000 $ à Québec. Selon les barèmes en vigueur, votre taxe de bienvenue pourrait s’élever à environ 5 150 $.
Option paiement unique : Vous devez sortir 5 150 $ d’un coup, 30 jours après l’achat.
Option 3 versements : Vous payez environ 1 716 $ après 30 jours, 1 716 $ après 90 jours et le solde après 150 jours.
L’avantage est majeur : Vous conservez plus de 3 400 $ dans votre compte de banque pendant deux à quatre mois supplémentaires. Cet argent peut servir à couvrir des imprévus ou à financer les rénovations immédiates de votre nouveau condo à vendre à Québec.
Pourquoi cette option est-elle une stratégie gagnante en 2026 ?
Dans un contexte économique où les taux d’intérêt et l’inflation demandent une gestion serrée du budget, étaler un paiement important sans frais supplémentaires est une opportunité à ne pas négliger.
1. Préserver votre fonds d’urgence
L’achat d’une maison comporte toujours des surprises. En utilisant les trois versements, vous évitez de vider vos économies dès le premier mois. Cela vous permet de garder une marge de manœuvre pour des dépenses essentielles liées à votre achat de maison.
2. Éviter l’endettement à haut intérêt
Plutôt que d’utiliser une marge de crédit ou une carte de crédit pour payer la taxe de bienvenue d’un seul coup, les versements municipaux agissent comme un prêt à 0 %. C’est mathématiquement la décision la plus intelligente pour votre santé financière.
3. Faciliter la transition pour les investisseurs
Si vous achetez un immeuble à revenus (un 3, 4 ou 5 logements par exemple), la gestion du flux de trésorerie (cash flow) est primordiale. Étaler la taxe de bienvenue permet de stabiliser les finances de l’immeuble durant les premiers mois d’exploitation. Pour en savoir plus sur les opportunités d’investissement, consultez notre section dédiée aux investisseurs immobiliers.
Les autres frais à ne pas oublier
La taxe de bienvenue n’est qu’une pièce du puzzle. Pour éviter que votre projet immobilier ne devienne un casse-tête financier, il est impératif de prévoir l’ensemble des coûts.
Vendre ou acheter une propriété à Québec ne se résume pas à signer un contrat. C’est un processus complexe qui demande une expertise locale pointue. Que vous cherchiez une reprise de finance ou une propriété de prestige, notre équipe s’assure que vous comprenez chaque aspect financier de votre transaction.
Une vision 360 de votre projet
Nous ne nous contentons pas de vous montrer des maisons. Nous analysons avec vous l’impact fiscal de votre achat. Est-ce que le secteur choisi à Québec est sujet à des augmentations de taxes à venir ? Existe-t-il des crédits d’impôt pour votre premier achat ? Nous répondons à toutes ces questions.
Une protection contre les mauvaises surprises
En travaillant avec nous, vous bénéficiez de notre connaissance du marché de Québec et de ses particularités administratives. Nous vous aidons à bâtir un budget réaliste qui inclut la taxe de bienvenue, afin que vous puissiez profiter de votre nouvelle demeure l’esprit tranquille.
Flexibilité unique : Québec permet le paiement en 3 versements sans intérêts (30, 90, 150 jours).
Condition de montant : La facture totale doit être supérieure à 300 $.
Aucune démarche requise : L’option est incluse directement sur votre facture municipale.
Planification : Utilisez cette flexibilité pour stabiliser votre budget post-achat.
Lisez attentivement vos factures municipales dès réception. Un oubli de paiement peut entraîner des frais d’intérêt qui annuleraient l’avantage de cette mesure.
L’immobilier à Québec en 2026 demande une stratégie adaptée. Que vous soyez à la recherche d’une maison sur la Rive-Nord ou d’un terrain sur la Rive-Sud, notre équipe est là pour transformer vos objectifs en réalité.
Vous avez des questions sur la taxe de bienvenue ou vous souhaitez entamer votre recherche de propriété ?
https://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2026/04/l7ac2u1bghj.webp10241024Jean-François Morinhttps://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2023/01/equipemorin-rgb-logomenu.pngJean-François Morin2026-04-08 11:10:352026-04-09 13:01:29Payer sa taxe de bienvenue en 3 versements à Québec : Le truc simple pour alléger votre budget en 2026
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