Entre deux visites, les courtiers de l’Équipe Jean-François Morin voient défiler des dizaines de propriétés chaque semaine. Cuisines, salons, cours arrière, sous-sols — ils ont l’œil formé pour repérer ce qui se fait, ce qui se défait, et ce qui revient en force dans les maisons de la région de Québec et Chaudière-Appalaches.
On leur a posé la question directement : quelle est la tendance déco ou réno que vous voyez partout en ce moment ? Vous adorez ou vous détestez ? Voici leurs réponses — sans filtre.
C’est la tendance que Jeff observe de plus en plus dans les propriétés qu’il visite. Les gens reçoivent davantage à la maison — et ils s’équipent en conséquence pour profiter pleinement de l’extérieur.
Des cuisines extérieures complètes — comptoirs, barbecues intégrés, réfrigérateurs, espaces de préparation — font leur apparition dans les cours arrière de la région. Ce n’est plus un luxe réservé aux grandes propriétés. C’est une tendance qui se démocratise, et que les acheteurs commencent à chercher activement.
Son avis : Il adore. Une cuisine extérieure bien aménagée, c’est une extension réelle de l’espace de vie — et un argument de vente de plus en plus concret dans le marché actuel.
Les panneaux décoratifs et murs texturés — Justine Gagnon
Justine les voit apparaître dans de plus en plus de propriétés visitées : les panneaux décoratifs de finition intérieure et les murs texturés qui remplacent les surfaces lisses uniformes d’autrefois.
Lambris en bois, panneaux de lattes, textures en plâtre appliqué — ces éléments apportent du caractère et de la profondeur à des pièces qui manquaient de personnalité. On les retrouve surtout dans les salons, les chambres principales et les entrées.
Son avis : Elle apprécie. Quand c’est bien fait et bien intégré à l’ensemble de la pièce, ça ajoute une vraie dimension visuelle — sans nécessiter des travaux majeurs. Un beau panneau décoratif peut transformer une pièce ordinaire en espace mémorable.
Stéphane remarque une tendance qui prend de l’ampleur dans les nouvelles constructions et les rénovations récentes : les grandes portes intérieures — hautes, imposantes, souvent à double battant — qui remplacent les portes standard d’autrefois.
Des portes qui montent jusqu’au plafond, des encadrements travaillés, des poignées contemporaines — c’est un détail architectural qui change complètement l’impression générale d’un intérieur et lui donne un caractère plus affirmé.
Son avis : Il est fan. Les grandes portes intérieures, c’est l’un de ces éléments qui élèvent instantanément la qualité perçue d’une propriété — et qui attirent l’œil des acheteurs dès la première visite.
Lyne le voit partout — et elle ne s’en plaint pas. Le style farmhouse, avec ses matériaux bruts, ses tons neutres chaleureux, ses boiseries apparentes et son mélange de rustique et de contemporain, continue de s’imposer dans les intérieurs de la région.
Poutres apparentes, céramiques format ardoise, robinetterie noire mate, armoires blanches avec poignées champêtre — les codes du farmhouse sont bien ancrés dans les tendances locales, et ils ne semblent pas vouloir partir de sitôt.
Son avis : Elle adore. Le farmhouse, c’est un style qui vieillit bien — chaleureux, intemporel, et qui crée une atmosphère de maison accueillante que les acheteurs ressentent immédiatement en entrant.
Trop blanc, pas assez de punch — Frédérike
Frédérike a une tendance qu’elle voit souvent — et qu’elle aime nettement moins. Les intérieurs entièrement blancs, du sol au plafond, sans aucune couleur, sans texture, sans élément qui vient casser la monotonie visuelle.
Blanc sur blanc sur blanc — murs, armoires, comptoirs, planchers clairs. Le résultat est souvent propre, mais froid. Et surtout — sans personnalité. Une propriété qui manque de punch visuel est plus difficile à mémoriser pour un acheteur qui en visite plusieurs dans la même journée.
Son avis : Elle aime moins. Un intérieur blanc peut être magnifique — mais il a besoin d’être réveillé. Une couleur d’accent, des matériaux contrastants, des accessoires qui apportent de la chaleur — sans ça, le blanc seul ne suffit pas à créer un coup de cœur.
Ecclesiaste observe une tendance qui revient en force dans les intérieurs qu’il visite : le mur d’accent dans des tons sombres — gris anthracite, noir profond, vert foncé — qui vient ancrer une pièce et lui donner du caractère.
Un seul mur peint dans une couleur forte, contrastant avec le reste de la pièce — souvent derrière le lit dans la chambre principale, ou derrière le sofa dans le salon. L’effet est immédiat : la pièce gagne en profondeur, en personnalité, et en mémorabilité.
Son avis : Il est pour. Un mur d’accent bien exécuté, c’est l’une des interventions les moins coûteuses et les plus efficaces pour transformer l’atmosphère d’une pièce — et pour que les acheteurs s’en souviennent après la visite.
Ce que ces tendances disent du marché actuel
Au-delà des goûts personnels, ces tendances révèlent quelque chose d’important : les propriétaires investissent dans leur qualité de vie à la maison — que ce soit pour profiter de leur extérieur, personnaliser leur intérieur ou créer des atmosphères distinctives.
Pour les vendeurs, c’est une information stratégique. Une propriété qui reflète les tendances actuelles — sans excès — attire plus facilement l’œil des acheteurs et se démarque dans un marché où les premières impressions comptent énormément.
Vous préparez votre propriété pour la vente et vous voulez savoir ce qui attire les acheteurs aujourd’hui ?
Les courtiers de l’Équipe Jean-François Morin voient le marché de l’intérieur — au sens propre. Contactez-nous pour une première rencontre sans engagement et des conseils adaptés à votre propriété.
À propos de l’équipe :L’Équipe Jean-François Morin est une équipe de courtiers immobiliers agréés basée à Lévis, spécialisée dans les secteurs de Québec et Chaudière-Appalaches. Pour toute question sur votre projet immobilier, contactez-nous directement via jeanfrancoismorin.ca ou au 418-801-8011.
https://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2026/06/tendances-deco-reno-quebec-2026-equipe-ejfm.png9091731Jean-François Morinhttps://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2023/01/equipemorin-rgb-logomenu.pngJean-François Morin2026-06-04 10:47:022026-06-04 10:48:27Tendances déco et réno à Québec en 2026 — L’Équipe Jean-François Morin
Le courtage immobilier attire beaucoup de gens pour les mauvaises raisons — et en retient beaucoup moins que prévu. Lyne, membre de l’Équipe Jean-François Morin, a une vision lucide de ce que le métier demande vraiment. Et quand un jeune lui demande si c’est une bonne idée, elle lui donne une réponse honnête.
La prospection — le cœur du métier que personne ne voit
Si vous pensez que le travail d’un courtier, c’est principalement de visiter des propriétés et d’accompagner des clients — vous n’avez vu que la partie visible de l’iceberg.
La prospection, c’est le moteur invisible qui fait fonctionner une carrière en courtage immobilier. Appeler des clients potentiels, contacter son réseau, suivre des pistes, relancer des contacts qui n’avaient pas encore de projet — c’est un travail constant, qui se fait souvent dans l’ombre, et qui ne génère pas de résultats immédiats.
Ce que la prospection exige concrètement
La prospection, ça demande de la constance. Pas d’appeler quand on a le temps ou quand on en a envie — mais d’appeler régulièrement, selon un rythme établi, même quand les résultats ne sont pas encore au rendez-vous.
C’est inconfortable au début. Ça demande de surmonter la peur du refus, d’accepter les portes qui se ferment, et de continuer malgré tout. Les courtiers qui réussissent à long terme sont presque toujours ceux qui ont appris à prospecter de façon systématique — et qui ne s’en sont jamais arrêtés.
Le suivi client — une responsabilité qui ne s’arrête jamais
La relation avec un client ne se termine pas à la signature chez le notaire. Elle continue — et c’est ce suivi dans le temps qui génère les références et les clients fidèles qui font la différence entre une carrière moyenne et une carrière exceptionnelle.
Lyne le souligne régulièrement : le suivi client, c’est une discipline à part entière. Prendre des nouvelles, rappeler pour un anniversaire d’achat, rester présent dans l’esprit de ses anciens clients — c’est ce travail discret et constant qui construit une réputation durable.
La discipline — la qualité numéro un d’un courtier qui dure
C’est le mot que Lyne utilise le plus souvent quand elle parle de ce qu’il faut pour réussir dans ce métier : la discipline.
Pourquoi la discipline est si déterminante
Le courtage immobilier, c’est un métier sans patron, sans horaire imposé, sans pointage. Personne ne va vous dire quoi faire le matin, ni vous demander des comptes si vous n’avez pas appelé vos clients cette semaine. Cette liberté est séduisante — et c’est précisément ce qui perd beaucoup de courtiers en début de carrière.
Sans discipline personnelle, la prospection s’arrête, les suivis ne se font plus, et la clientèle stagne. Avec elle, chaque semaine devient productive — même celles où les résultats ne sont pas encore visibles.
La discipline, ça s’apprend
La bonne nouvelle : la discipline, ce n’est pas une qualité innée. C’est une habitude qui se construit avec du temps, des routines, et souvent un environnement qui la soutient — comme une équipe bien structurée, avec des standards clairs et des collègues qui tirent vers le haut.
Ce que ça signifie pour vous
Si vous envisagez une carrière en courtage
Avant de vous lancer, évaluez honnêtement votre rapport à la discipline et à la prospection. Êtes-vous capable de travailler de façon autonome et constante, sans structure externe qui vous y oblige ? Êtes-vous à l’aise avec l’idée de prospecter régulièrement, même quand les résultats tardent à venir ? Ce sont les vraies questions à se poser.
Vous démarrez votre recherche immobilière et vous ne savez pas exactement ce que vous cherchez ?
C’est tout à fait normal — et c’est exactement pour ça que l’équipe est là. Lyne et l’Équipe Jean-François Morin vous accompagnent à chaque étape, du premier critère jusqu’à la bonne propriété. Contactez-nous pour une première rencontre sans engagement. Contactez-nous pour une première rencontre sans engagement.
À propos :Lyne Blanchette est membre de l’Équipe Jean-François Morin. Pour toute question sur votre projet d’achat, contactez l’équipe directement via jeanfrancoismorin.ca.
https://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2026/05/devenir-courtier-immobilier-conseils-lyne-ejfm.jpg12801920Jean-François Morinhttps://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2023/01/equipemorin-rgb-logomenu.pngJean-François Morin2026-05-29 11:24:322026-05-29 11:24:32Devenir courtier immobilier — les conseils de Lyne
Stéphane Simard, courtier spécialisé dans le secteur de Chutes-de-la-Chaudière Est, apprécie la franchise. Quand un jeune lui dit qu’il veut devenir courtier immobilier, il ne lui fait pas la liste des avantages du métier — il lui dit la vérité. Toute la vérité. Parce que c’est ce dont il a besoin pour prendre une vraie décision éclairée.
L’argent n’entrera pas dans un mois — soyons francs
C’est la première chose que Stéphane dit — et il le dit directement, sans enrobage. Le courtage immobilier est un métier à commission. Vous ne gagnez rien tant qu’une transaction ne se conclut pas. Et entre le moment où vous commencez et le moment où vos premières transactions se finalisent vraiment, il peut s’écouler beaucoup plus de temps que vous ne l’anticipez.
La réalité de la première année
Stéphane est clair sur ce point : ça prend presque un an pour avoir un bon roulement. Un an pendant lequel vous construisez votre réseau, développez votre clientèle, apprenez les processus, accumulez de l’expérience — et attendez que les transactions que vous avez initiées se concluent.
Cette période est normale. Elle fait partie du métier. Mais si vous n’y êtes pas préparé financièrement et mentalement, elle peut être très difficile à traverser.
Ce que ça implique concrètement
Avant de se lancer, Stéphane recommande d’avoir une réserve financière suffisante pour couvrir ses dépenses personnelles pendant au moins 12 mois — sans compter sur les revenus du courtage. C’est une condition de survie, pas un luxe.
Et mentalement, il faut accepter que les premiers mois soient une période d’investissement — dans sa formation, dans son réseau, dans ses compétences — sans attendre de retour immédiat.
La disponibilité — on ne travaille pas aux heures de bureau
C’est le deuxième point que Stéphane aborde avec franchise : le courtage immobilier, ça ne se pratique pas de 9h à 17h du lundi au vendredi.
Quand les clients ont besoin de vous
Les acheteurs visitent les propriétés en soirée et les fins de semaine — parce que c’est quand ils sont disponibles. Les vendeurs ont des questions le dimanche matin. Les offres arrivent parfois le soir à 22h. Si vous n’êtes pas disponible quand vos clients ont besoin de vous, quelqu’un d’autre le sera.
Ce que ça demande dans la vraie vie
Ça demande de revoir sa relation avec les fins de semaine et les soirées. Ça demande d’expliquer à ses proches que sa disponibilité sera différente de celle d’un emploi traditionnel. Et ça demande d’accepter que pendant les périodes actives, la frontière entre vie professionnelle et vie personnelle devient beaucoup plus floue.
Ce n’est pas pour tout le monde — et mieux vaut l’assumer pleinement dès le départ que de le subir avec amertume une fois lancé.
Les bons côtés — parce qu’il y en a beaucoup
Stéphane est franc sur les défis — mais il est tout aussi clair sur ce qui rend ce métier extraordinaire pour ceux qui sont faits pour lui.
Quand le roulement est établi, les revenus peuvent être très significatifs. La liberté de gestion de son agenda est réelle — dans la mesure où on respecte sa disponibilité envers les clients. Le contact humain est constant et enrichissant. Et chaque transaction réussie apporte une satisfaction professionnelle difficile à trouver ailleurs.
Ce que ça signifie pour vous
Si vous envisagez une carrière en courtage
Posez-vous ces questions honnêtement : avez-vous les fonds pour traverser la première année sans pression financière ? Êtes-vous prêt à offrir une disponibilité qui dépasse largement les heures de bureau ? Et avez-vous la patience d’investir pendant un an avant de voir un vrai roulement s’installer ?
Si vous pouvez répondre oui à ces trois questions — le courtage immobilier peut offrir une carrière aussi exigeante qu’épanouissante.
Stéphane accompagne ses clients avec franchise et une connaissance approfondie du marché local. Contactez l’Équipe Jean-François Morin pour démarrer votre projet sur de bonnes bases.
À propos du courtier :Stéphane Simard est courtier immobilier agréé au sein de l’Équipe Jean-François Morin, spécialisé dans le secteur de Chutes-de-la-Chaudière Est. Pour toute question sur l’estimation de votre propriété, contactez-le directement via jeanfrancoismorin.ca.
https://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2026/05/devenir-courtier-immobilier-ce-que-stephane-simard.jpg12821920Jean-François Morinhttps://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2023/01/equipemorin-rgb-logomenu.pngJean-François Morin2026-05-29 11:15:312026-06-04 10:23:40Ce que vous oubliez de demander en visite — Stéphane Simard vous dit quoi poser comme questions
Le courtage immobilier peut être une carrière extraordinaire — mais elle demande une préparation que beaucoup de gens ne font pas. François Côté, courtier au sein de l’Équipe Jean-François Morin, est direct avec les jeunes qui lui posent la question : il y a deux réalités à comprendre avant de se lancer, et elles sont non négociables.
Préparer ses fonds — la réalité financière que personne ne mentionne
C’est le premier point que François aborde systématiquement — et celui qui surprend le plus. Avant de générer des revenus stables en courtage immobilier, il y a une période de démarrage pendant laquelle les revenus sont inexistants ou très limités. Et cette période peut durer plusieurs mois.
Pourquoi cette période existe
Le courtage immobilier est un métier à commission. Vous ne gagnez de l’argent que lorsqu’une transaction se conclut. Et entre le moment où vous commencez votre carrière et le moment où vos premières transactions se finalisent — formation, certification, construction de clientèle, premières visites, premières offres — il peut s’écouler six mois à un an.
Combien prévoir
François recommande d’avoir en réserve au minimum 6 à 12 mois de dépenses personnelles avant de se lancer à temps plein dans le courtage. Loyer, nourriture, assurances, cotisations professionnelles, frais de démarrage — tout doit être couvert sans dépendre des revenus de commissions qui ne sont pas encore là.
Se lancer sans cette réserve, c’est s’exposer à une pression financière qui peut compromettre la qualité de votre travail et vous forcer à abandonner avant même d’avoir eu la chance de vraiment démarrer.
Tu travailles tout le temps — mais avec un horaire à respecter
C’est la deuxième réalité que François tient à clarifier. Le courtage immobilier, ce n’est pas la liberté totale que certains s’imaginent — c’est un engagement de temps considérable, avec une structure qu’il faut créer soi-même.
Travailler tout le temps
Les clients ont des projets 7 jours sur 7. Les visites se font en soirée et les fins de semaine. Les offres arrivent à n’importe quelle heure. La disponibilité est une condition non négociable du métier — surtout en début de carrière, quand chaque opportunité compte.
Mais avec un horaire à respecter
Ce travail constant ne veut pas dire travailler sans structure. François insiste là-dessus : les courtiers qui réussissent à long terme sont ceux qui se créent un horaire — des plages de prospection, des heures pour le suivi client, du temps pour la formation continue — et qui le respectent avec discipline, comme n’importe quel professionnel sérieux.
La liberté dans ce métier, ce n’est pas l’absence de structure. C’est la capacité à créer sa propre structure et à s’y tenir.
Ce que ça signifie pour vous
Si vous envisagez une carrière en courtage
Avant de vous lancer, faites le calcul honnêtement : avez-vous les fonds pour traverser la période de démarrage sans pression financière ? Êtes-vous prêt à travailler avec une disponibilité étendue tout en maintenant une structure personnelle rigoureuse ? Si oui — le courtage immobilier peut offrir une carrière aussi enrichissante que stimulante.
Vous préparez la mise en marché de votre propriété ?
François Côté accompagne ses vendeurs avec des conseils concrets et une stratégie de mise en marché adaptée à chaque situation. Contactez l’Équipe Jean-François Morin pour une première rencontre sans engagement.
À propos du courtier :François Côté est courtier immobilier agréé au sein de l’Équipe Jean-François Morin. Pour toute question sur le marché immobilier actuel, contactez-le directement via jeanfrancoismorin.ca.
https://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2026/05/devenir-courtier-immobilier--les-conseils-de-francois-cote.jpg10011500François Côtéhttps://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2023/01/equipemorin-rgb-logomenu.pngFrançois Côté2026-05-21 12:35:552026-05-21 12:35:55Devenir courtier immobilier : ce que François Côté dit honnêtement aux jeunes qui veulent se lancer
Chaque année, des dizaines de personnes s’intéressent au courtage immobilier comme carrière. L’image est séduisante — de la liberté, du contact humain, des revenus potentiellement élevés. Mais la réalité du terrain, c’est autre chose. Justine Gagnon, courtière spécialisée dans les secteurs de la Beauce et de Chaudière-Appalaches, ne mâche pas ses mots quand un jeune lui pose la question.
La disponibilité — 7 jours sur 7, sans exception
C’est le premier point que Justine aborde — et souvent celui qui surprend le plus. Le courtage immobilier, ce n’est pas un travail de bureau avec des heures fixes. C’est un métier qui se vit selon l’agenda des clients — pas le vôtre.
Les visites se font souvent en soirée et les fins de semaine. Les offres arrivent à n’importe quelle heure. Les questions des clients ne s’arrêtent pas le vendredi à 17h. Être disponible 7 jours sur 7, c’est une réalité que tout aspirant courtier doit intégrer avant même de commencer sa formation.
Ce n’est pas pour tout le monde — et mieux vaut le savoir dès le départ que de le découvrir après avoir investi temps et argent dans la certification.
Rencontrer du monde — beaucoup de monde
Le courtage immobilier est fondamentalement un métier de personnes. Si vous n’aimez pas rencontrer des gens, engager des conversations avec des inconnus, maintenir des relations sur le long terme — ce n’est probablement pas la bonne carrière.
Justine le dit clairement : plus vous rencontrez de monde, plus votre réseau grandit, et plus votre clientèle se développe naturellement. Chaque personne que vous croisez est un client potentiel — pas parce que vous les approchez de façon intéressée, mais parce que la confiance se construit dans la durée, à travers des relations authentiques.
Appeler, appeler — et encore appeler
La prospection téléphonique est l’une des réalités les moins glamour du métier — et l’une des plus importantes, surtout en début de carrière. Justine le répète à chaque jeune qui lui pose la question : il faut appeler. Souvent. Régulièrement. Même quand on n’a pas envie.
Appeler son réseau de contacts, prendre des nouvelles, demander des références, suivre les clients passés — c’est ce travail constant et parfois inconfortable qui construit une carrière durable dans le temps.
Solliciter son réseau de contacts — dès le premier jour
En début de carrière, votre réseau personnel est votre premier actif professionnel. Famille, amis, collègues, anciens camarades de classe — tout le monde doit savoir que vous êtes maintenant courtier immobilier et que vous êtes disponible pour les aider.
Beaucoup de jeunes courtiers hésitent à solliciter leur entourage — par gêne, par peur de déranger. C’est une erreur. Les gens de votre entourage veulent vous aider à réussir — encore faut-il qu’ils sachent ce que vous faites.
Shadow, shadow, shadow — observer avant d’agir
Le conseil le plus précieux que Justine donne aux aspirants courtiers : avant de se lancer seul, observez. Accompagnez des courtiers expérimentés en visite, assistez à des présentations d’offres, écoutez comment les situations difficiles se gèrent.
Cette période d’observation — qu’on appelle le shadowing — est irremplaçable. Les cours de formation vous donnent les bases théoriques. Le terrain vous donne la réalité. Et plus vous observez avant de prendre vos propres clients, plus vous serez préparé quand vous serez seul face à vos premières situations complexes.
Ce que ça signifie pour vous
Si vous envisagez une carrière en courtage
Posez-vous honnêtement ces questions avant de vous lancer : êtes-vous à l’aise avec la disponibilité 7 jours sur 7 ? Aimez-vous vraiment rencontrer des gens et maintenir des relations ? Êtes-vous prêt à prospecter régulièrement, même quand ce n’est pas confortable ? Si vos réponses sont oui — le courtage immobilier peut être une carrière extraordinairement enrichissante.
Vous planifiez votre premier achat en Beauce ou Chaudière-Appalaches ?
À propos du courtier:Justine Gagnon est courtière immobilière agréée au sein de l’Équipe Jean-François Morin, spécialisée dans les secteurs de la Beauce et de Chaudière-Appalaches. Pour toute question sur l’achat d’une copropriété dans la région, contactez-la directement via jeanfrancoismorin.ca.
https://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2026/05/devenir-courtier-immobilier.jpg10801920Justine Gagnonhttps://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2023/01/equipemorin-rgb-logomenu.pngJustine Gagnon2026-05-20 14:19:532026-05-20 14:19:53Devenir courtier immobilier : ce que Justine Gagnon dit honnêtement aux jeunes qui veulent se lancer
Au Québec en 2026, près de 80 % des vendeurs confient la mise en marché de leur propriété à un courtier immobilier. Pourtant, très peu connaissent les règles réelles qui encadrent leur rémunération. Combien coûte exactement une commission courtier immobilier Québec ? Qui la paie ? Est-elle négociable ? Et surtout, qu’inclut-elle vraiment ?
Cet article répond à toutes ces questions de façon transparente, avec des chiffres vérifiés en 2026 et des exemples concrets adaptés à la région de Québec, Lévis, Chaudière-Appalaches et Trois-Rivières. À l’équipe Jean-François Morin, nous croyons qu’un client bien informé est un client mieux servi — alors voici tout ce que tu dois savoir avant de signer un contrat de courtage.
Tu y trouveras un tableau de calcul par tranche de prix, les facteurs qui font varier le taux, les règles de l’OACIQ, et nos données régionales 2025-2026 par segment de marché.
Qu’est-ce qu’une commission de courtier immobilier au Québec ?
La commission d’un courtier immobilier — officiellement appelée rétribution dans la Loi sur le courtage immobilier — représente la rémunération versée à un courtier pour l’ensemble des services rendus dans le cadre d’une transaction immobilière. Elle est calculée, dans la grande majorité des cas, en pourcentage du prix de vente final de la propriété.
Au Québec, cette rétribution est encadrée par la Loi sur le courtage immobilier (RLRQ, c. C-73.2) et supervisée par l’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ). Toutefois — et c’est un point essentiel — ni la Loi, ni l’OACIQ ne fixent de taux minimum ou maximum. Le pourcentage est entièrement déterminé par la libre concurrence entre les courtiers et les agences.
Ce que couvre la commission
Contrairement à une idée reçue, la commission ne paie pas seulement « la visite et la signature ». Elle finance un ensemble de services professionnels :
Évaluation marchande de la propriété basée sur des comparables récents
Mise en marché complète : photos professionnelles, fiche Centris, marketing numérique, pancartes, réseau de courtiers
Gestion des visites et qualification des acheteurs sérieux
Négociation stratégique de la promesse d’achat
Suivi juridique jusqu’à la signature notariée
Assurance responsabilité professionnelle obligatoire via l’OACIQ
Frais de permis, redevances d’agence et obligations déontologiques
Cette structure explique pourquoi un taux apparemment élevé reste, en pratique, un investissement rentable pour la majorité des vendeurs au Québec.
Combien coûte concrètement un courtier en 2026 ?
En 2026, les taux pratiqués au Québec se situent entre 4 % et 7 % du prix de vente, avec une moyenne de l’industrie autour de 5 %. Certaines agences à services réduits proposent des taux plus bas, parfois 2 % à 3 %, mais le service inclus est généralement amputé en conséquence.
Tableau de calcul concret par tranche de prix
Exemple : taux de 5 % appliqué au prix de vente final, avant TPS (5 %) et TVQ (9,975 %).
Prix de vente
Commission à 4 %
Commission à 5 %
Commission à 6 %
+ TPS et TVQ (sur 5 %)
250 000 $
10 000 $
12 500 $
15 000 $
≈ 14 372 $
350 000 $
14 000 $
17 500 $
21 000 $
≈ 20 120 $
450 000 $
18 000 $
22 500 $
27 000 $
≈ 25 869 $
550 000 $
22 000 $
27 500 $
33 000 $
≈ 31 618 $
750 000 $
30 000 $
37 500 $
45 000 $
≈ 43 116 $
💡 Conseil pratique : Les taxes (TPS + TVQ ≈ 14,975 %) s’ajoutent toujours au montant de la commission. Beaucoup de vendeurs oublient cet élément lors de la planification de leur vente nette. Demande systématiquement à ton courtier un calcul incluant les taxes.
Quand la commission est-elle payable ?
La règle générale est claire : la commission n’est due qu’à la conclusion de la transaction, c’est-à-dire à la signature de l’acte de vente chez le notaire. Si la propriété ne se vend pas pendant la durée du contrat de courtage, aucune rétribution n’est habituellement exigée. Le notaire prélève le montant directement sur le produit de la vente et le remet à l’agence du courtier inscripteur, qui se charge ensuite du partage avec le courtier collaborateur.
Qui paie la commission : vendeur ou acheteur ?
Au Québec, c’est le vendeur qui assume la commission, et ce montant est déduit du produit de la vente lors de la signature notariée. Pour l’acheteur, dans la très grande majorité des cas, faire affaire avec un courtier est gratuit.
Le mécanisme du partage de rétribution
Le système québécois repose sur un partage entre deux courtiers :
Le courtier inscripteur représente le vendeur et signe un contrat de courtage vente
Le courtier collaborateur représente l’acheteur, souvent via un contrat de courtage achat (obligatoire par écrit depuis juin 2022)
Le contrat de courtage vente prévoit habituellement qu’une portion de la commission — souvent 50 % — sera offerte au courtier collaborateur. Ainsi, si le contrat d’achat de l’acheteur prévoit une rétribution égale ou inférieure à la part offerte par le vendeur, l’acheteur n’a strictement rien à débourser. C’est le cas dans la grande majorité des transactions résidentielles au Québec.
Exceptions où l’acheteur peut payer
Il existe néanmoins quelques situations où l’acheteur pourrait être appelé à compléter la rétribution de son propre courtier :
Achat d’une propriété vendue sans courtier (DuProprio, vente entre particuliers)
Contrat de courtage achat prévoyant une rétribution supérieure à la part offerte par le vendeur
Résiliation du contrat de courtage achat dans certaines conditions
💡 À retenir : Avant de signer une promesse d’achat, le courtier collaborateur a l’obligation déontologique de t’informer du partage de rétribution prévu par le contrat du vendeur. Cette transparence est encadrée par l’OACIQ.
Quels facteurs influencent le taux de commission ?
Le taux de commission n’est jamais aléatoire. Plusieurs facteurs concrets justifient les variations observées sur le marché québécois en 2026.
1. La valeur de la propriété
Les propriétés de plus grande valeur (luxe, multilogement supérieur, propriétés commerciales) bénéficient parfois de taux légèrement réduits en pourcentage, car le montant brut de la commission reste élevé en dollars absolus.
2. Le type de bien
Une unifamiliale standard, un condo en copropriété, un plex, un terrain ou une propriété commerciale n’exigent pas le même travail. Un plex ou un multilogement demande davantage de documentation financière (baux, revenus, dépenses), ce qui peut justifier un taux légèrement supérieur.
3. La complexité du dossier
Succession, divorce, vente sous condition, propriété avec servitudes ou problèmes de conformité : plus le dossier est complexe, plus l’investissement professionnel est important.
4. Le marché local
Dans un marché tendu où l’inventaire est bas (comme à Trois-Rivières où l’inventaire est encore 39 % sous la moyenne historique en Q3 2025), la vente peut être rapide. Dans un marché plus calme, le courtier déploie davantage de marketing.
5. Le type de mandat
Un contrat de courtage exclusif (le courtier détient le mandat seul pour une période donnée) permet souvent une négociation plus souple qu’un contrat non-exclusif où le vendeur peut multiplier les courtiers.
6. Les services inclus
Photos professionnelles, vidéo, drone, visite virtuelle 360°, home staging, plan marketing premium : les services à valeur ajoutée se reflètent dans le taux. Comparer uniquement les pourcentages sans regarder les services inclus est une erreur classique.
Comment négocier la commission de ton courtier ?
Puisque le taux n’est pas fixé par la loi, la commission est entièrement négociable. Mais négocier ne signifie pas simplement « demander moins cher » — il s’agit d’aligner le taux avec la valeur réelle obtenue.
5 principes pour bien négocier
Compare au moins 2 ou 3 courtiers — Demande à chacun un plan marketing détaillé et la liste exhaustive des services inclus
Pose la question des taxes — Un courtier transparent te présentera toujours le montant TPS et TVQ incluses
Discute du partage de rétribution offert au courtier collaborateur — Si ce partage est trop bas, ton bien sera moins promu par les autres courtiers
Ne te focalise pas uniquement sur le pourcentage — Un courtier à 5 % qui vend en 26 jours à 100 % du prix demandé rapporte mieux qu’un courtier à 3 % qui prend 90 jours et accepte une offre inférieure
Demande des références régionales — Un courtier qui connaît ton secteur (Sainte-Foy, Lévis, Saint-Georges, Trois-Rivières) apporte une valeur ajoutée mesurable
💡 Pour aller plus loin : Tu peux en savoir plus sur notre équipe et le plan marketing complet qu’on déploie pour chaque inscription dans la région de Québec et de la Mauricie.
Commission de courtier dans la région de Québec, Lévis et Trois-Rivières
Le marché immobilier de la grande région de Québec et de la Mauricie présente des dynamiques distinctes qui influencent directement la valeur réelle d’une commission de courtier.
Dans la région de Québec, la hausse de 8 % sur l’unifamiliale combinée à un inventaire toujours bas signifie qu’un bon courtier obtient régulièrement des prix nets supérieurs au prix demandé. À Trois-Rivières, le délai moyen de 26 jours sur l’unifamiliale montre un marché extrêmement actif où la qualité de la mise en marché initiale fait toute la différence.
C’est précisément pourquoi l’expertise locale compte plus que le taux brut. Notre équipe couvre toute cette zone : Jean-François Morin pour l’ensemble du territoire, Justine Gagnon en Beauce et Chaudière-Appalaches, Catherine Blanchet et Stéphane Simard sur Chutes-de-la-Chaudière, François Côté et Ecclesiaste Juste pour la région de Québec. Tu peux d’ailleurs consulter nos propriétés à vendre à Québec pour voir nos inscriptions actives.
FAQ — Commission de courtier immobilier au Québec
Quel est le taux moyen de commission d’un courtier immobilier au Québec en 2026 ?
Le taux varie entre 4 % et 7 % du prix de vente, avec une moyenne de l’industrie située autour de 5 %. Ce taux n’est encadré par aucune loi et reste entièrement négociable entre le vendeur et le courtier. Les taxes (TPS et TVQ) s’ajoutent toujours à ce montant.
Est-ce que l’OACIQ fixe un plafond ou un minimum de commission ?
Non. Contrairement à une idée largement répandue, ni l’OACIQ, ni la Loi sur le courtage immobilier (RLRQ, c. C-73.2) ne fixent de taux. La rétribution est déterminée librement par concurrence entre courtiers et agences. C’est un point que beaucoup d’articles en ligne présentent de façon erronée.
Qui paie la commission du courtier au Québec, vendeur ou acheteur ?
Dans la quasi-totalité des transactions résidentielles, c’est le vendeur qui paie la commission, prélevée chez le notaire sur le produit de la vente. L’acheteur, lui, accède gratuitement aux services d’un courtier collaborateur dans la majorité des cas, grâce au partage de rétribution prévu au contrat du vendeur.
Peut-on vraiment négocier la commission d’un courtier immobilier ?
Oui, absolument. Puisque le taux n’est pas réglementé, il est négociable. Toutefois, négocier intelligemment signifie comparer les services inclus, le plan marketing, l’expertise locale et le partage offert au courtier collaborateur — pas uniquement le pourcentage brut. Chez l’équipe Jean-François Morin, nous présentons toujours nos honoraires de façon transparente, avec le détail des services.
Quand la commission devient-elle payable exactement ?
La commission est exigible uniquement à la signature de l’acte de vente chez le notaire. Si la propriété ne se vend pas pendant la durée du contrat de courtage, aucun montant n’est habituellement dû — sauf dispositions contraires explicitement prévues au contrat.
La commission est-elle la même pour un condo, une unifamiliale ou un plex ?
Pas nécessairement. Un plex ou un multilogement implique une analyse financière plus poussée (baux, revenus, dépenses), ce qui peut justifier un taux légèrement supérieur. Une propriété de luxe peut au contraire bénéficier d’un taux réduit en pourcentage, le montant brut demeurant élevé. Notre équipe travaille tous les segments — résidentiel, copropriété, plex et multilogement — partout dans la région de Québec, Lévis et Trois-Rivières.
Les services d’un courtier valent-ils vraiment la commission au Québec ?
Statistiquement, oui. Les propriétés vendues par un courtier obtiennent en moyenne un meilleur prix net, vendent plus vite et sont sécurisées juridiquement. Le courtier protège tes intérêts financiers, contractuels et déontologiques tout au long de la transaction — un risque que peu de vendeurs sont équipés pour gérer seuls.
Comment savoir si un courtier propose un taux compétitif ?
La règle d’or : compare au moins 2 ou 3 courtiers, demande la liste détaillée des services inclus, le plan marketing complet et le partage offert au courtier collaborateur. Un courtier qui refuse cette transparence est un signal d’alerte. Un bon courtier te présente tout en toute clarté dès le premier rendez-vous.
Conclusion
La commission courtier immobilier Québec se résume à trois principes clairs en 2026 :
Elle se situe entre 4 % et 7 % du prix de vente, avec une moyenne autour de 5 %, et reste entièrement négociable puisqu’aucune loi ne la fixe
Elle est payée par le vendeur à la conclusion de la transaction chez le notaire, et inclut un partage avec le courtier collaborateur qui représente l’acheteur
Sa valeur réelle ne se mesure pas au pourcentage brut, mais aux services inclus, à l’expertise locale et au prix net finalement obtenu
Dans la grande région de Québec, Lévis, Chaudière-Appalaches et Trois-Rivières, notre équipe accompagne chaque année des centaines de vendeurs et d’acheteurs avec une approche transparente, des honoraires clairement présentés et un plan marketing complet adapté à chaque segment de marché.
Tu veux connaître exactement ce que représenterait une commission de courtier pour ta propriété, taxes incluses, avec un plan de mise en marché détaillé ? Contactez nos courtiers au 418-801-8011 pour une évaluation gratuite et sans engagement.
Acheter ou vendre une propriété au Québec en 2026, c’est composer avec un marché qui ne ressemble en rien à celui d’il y a cinq ans. Avec un prix médian d’unifamiliale qui a grimpé de 67 % en cinq ans pour atteindre 511 850 $ à l’échelle provinciale, et des délais de vente sous les 41 jours, la moindre erreur de stratégie coûte cher. Choisir le bon courtier immobilier au Québec n’est donc plus une formalité : c’est la décision qui détermine si tu vends 20 000 $ au-dessus du prix demandé ou si tu laisses dormir ta propriété 90 jours sur Centris.
Pourtant, la majorité des contenus en ligne sur le sujet sont rédigés par des aggrégateurs ou des comparateurs qui n’ont jamais signé une promesse d’achat. Ce guide est différent : il est rédigé par l’équipe Jean-François Morin, une équipe de courtiers qui transige entre 200 et 300 propriétés par an dans la région de Québec, à Lévis, en Chaudière-Appalaches et en Mauricie. Voici tout ce que tu dois vraiment savoir avant de signer un contrat de courtage en 2026.
Qu’est-ce qu’un courtier immobilier au Québec en 2026?
Un courtier immobilier au Québec est un professionnel encadré par la Loi sur le courtage immobilier, titulaire d’un permis délivré par l’OACIQ. Concrètement, c’est la seule personne légalement autorisée à représenter un acheteur ou un vendeur dans une transaction d’achat-vente de propriété résidentielle, commerciale ou multilogement contre rémunération.
L’OACIQ et le permis de courtage
L’Organisme d’autoréglementation du courtage immobilier du Québec (OACIQ) est l’autorité qui délivre les permis, encadre la déontologie et discipline les courtiers. Selon les données de l’OACIQ, 17 782 courtiers étaient actifs au Québec au 1er avril 2026. Tous doivent avoir complété une formation reconnue au Collège de l’immobilier du Québec, réussi l’examen de certification et maintenir leur formation continue annuelle.
💡 Conseil pratique : avant de signer quoi que ce soit, vérifie le permis de ton courtier sur le registre public de l’OACIQ (registre.oaciq.com). Tu y trouveras son numéro de permis, son agence, ses spécialités, et surtout, son historique disciplinaire s’il y a lieu.
Courtier ou agent immobilier : la confusion à dissiper
Au Québec, le terme « agent immobilier » n’existe plus depuis la réforme de 2010. Tous les professionnels du courtage sont aujourd’hui des courtiers, encadrés par l’OACIQ. Cependant, on distingue le courtier immobilier résidentiel, le courtier commercial, le dirigeant d’agence et le courtier hypothécaire (encadré séparément). Si quelqu’un se présente encore comme « agent immobilier » en 2026, demande-toi simplement s’il est resté à jour avec la réglementation.
Le rôle réel du courtier immobilier au Québec
Le rôle d’un courtier va bien au-delà de la mise en ligne d’une annonce sur Centris. C’est un mandat juridique, stratégique et émotionnel à la fois.
Quand tu veux vendre une propriété
Un courtier vendeur va d’abord établir la valeur marchande réelle de ta propriété avec une analyse comparative de marché (ACM). Ensuite, il pilote toute la mise en marché : photos professionnelles, vidéos, visites virtuelles, diffusion sur Centris.ca (la plateforme MLS officielle du Québec qui atteint plus de 90 % des acheteurs actifs), réseaux sociaux et campagnes ciblées. Vient ensuite la gestion des visites, la qualification des acheteurs, la négociation des offres et le suivi des conditions jusqu’à la signature notariée.
Quand tu veux acheter
Le courtier acheteur cible les propriétés correspondant à tes critères, organise les visites, vérifie les déclarations du vendeur, rédige la promesse d’achat sur les formulaires officiels de l’OACIQ, négocie les conditions (inspection, financement, vente conditionnelle) et t’accompagne jusqu’au notaire. Selon des données de l’APCIQ, les propriétés vendues avec un courtier se transigent en moyenne 15 à 20 % plus cher que les ventes sans intermédiaire.
L’accès exclusif au réseau Centris
Centris est la plateforme MLS (Multiple Listing Service) officielle du Québec, propriété de la Société Centris inc., filiale de l’APCIQ. Seuls les courtiers licenciés y ont accès en mode professionnel. C’est cette base de données qui alimente toutes les fiches que tu vois sur Centris.ca, mais aussi celles de Realtor.ca et des sites de courtiers comme jeanfrancoismorin.ca/proprietes-a-vendre-quebec/. Sans courtier, ta propriété n’y est tout simplement pas listée — ce qui te coupe de l’essentiel du bassin d’acheteurs qualifiés.
Combien coûte un courtier immobilier au Québec en 2026?
C’est LA question que tout le monde se pose. Voici la vraie réponse, sans détour.
Le taux de commission moyen en 2026
Type de service
Taux de commission
Commentaire
Courtier à rabais (services limités)
2 % à 3 %
Affichage Centris + services de base
Service standard
4 % à 5 %
Le plus courant en 2026
Service premium (haut de gamme, plex, commercial)
5 % à 7 %
Marketing complet, négociation intensive
L’OACIQ n’impose aucun taux fixe. La commission est librement négociée entre le vendeur et le courtier lors de la signature du contrat de courtage. À cela s’ajoutent obligatoirement la TPS (5 %) et la TVQ (9,975 %), soit 14,975 % de taxes supplémentaires sur le montant de la commission.
Exemple concret 2026 : une maison unifamiliale vendue 500 000 $ dans la RMR de Québec avec une commission de 5 % génère 25 000 $ de commission brute, soit 28 743,75 $ taxes incluses.
Qui paie la commission?
Au Québec, c’est le vendeur qui paie 100 % de la commission. Elle est ensuite partagée (généralement 50/50) entre le courtier inscripteur et le courtier acheteur, quand l’acheteur est représenté. Pour l’acheteur, le service de courtage est donc gratuit dans la grande majorité des cas — un point que peu de premiers acheteurs réalisent.
La commission est-elle vraiment négociable?
Oui, mais avec nuance. Tu peux négocier le taux, mais tu négocies aussi ce qui vient avec : niveau de marketing, photos professionnelles, vidéo, visite virtuelle, accompagnement, présence aux visites, etc. Un taux de 2 % avec un service minimal te coûtera souvent plus cher au final qu’un 5 % bien exécuté.
Comment choisir le bon courtier immobilier au Québec
C’est la section la plus importante de ce guide. Voici les critères qui distinguent un excellent courtier d’un courtier moyen.
Les 5 critères qui comptent vraiment
L’expérience locale du territoire — un courtier qui maîtrise les nuances entre Sainte-Foy, Lévis, Saint-Georges et Trois-Rivières vendra mieux qu’un courtier généraliste qui couvre toute la province.
Le volume de transactions annuelles — un courtier qui transige 30 propriétés/an a un réseau d’acheteurs et une expertise de négociation autrement supérieurs à celui qui en fait 5.
La force d’équipe vs courtier solo — une équipe couvre absences, congés, urgences et apporte plusieurs cerveaux sur chaque dossier.
La présence numérique et le marketing — site professionnel, photos pro, vidéos, présence sur les réseaux, fiche Google bien optimisée.
Les avis clients vérifiables — Google, Facebook, témoignages sur le site personnel.
Les questions que les comparateurs ne te poseront jamais
💡 Avant de signer, pose ces 6 questions à ton courtier :
Combien de propriétés as-tu vendues dans mon secteur les 12 derniers mois?
Quel est ton ratio prix vendu / prix demandé moyen?
Quel est ton délai moyen de vente?
Comment gères-tu les offres multiples?
Quel est ton plan marketing concret pour ma propriété?
Que se passe-t-il si je ne suis pas satisfait à mi-mandat?
Un courtier sérieux a les chiffres en tête. Un courtier qui hésite est un courtier qui devine.
Vérifier le permis sur le registre OACIQ
C’est la base. Va sur registre.oaciq.com, tape le nom du courtier, et vérifie :
Son numéro de permis actif
Son agence d’affiliation
Ses spécialités (résidentiel, commercial, multilogement)
L’absence de sanctions disciplinaires
Pour en savoir plus sur notre équipe — Jeff, Justine, Catherine, Stéphane, François et Ecclesiaste — chacun couvre un secteur précis du territoire EJFM, ce qui garantit une expertise hyper-locale à chaque mandat.
Le processus complet d’une transaction immobilière avec courtier
Voici les 8 étapes types d’une vente avec un courtier immobilier au Québec en 2026.
Étape
Durée typique
Action
1. Première rencontre & analyse de marché
1 à 2 jours
Visite, ACM, stratégie
2. Signature du contrat de courtage
1 jour
Mandat encadré OACIQ
3. Mise en marché (photos, vidéo, Centris)
3 à 7 jours
Lancement public
4. Visites et journées portes ouvertes
14 à 30 jours
Qualification d’acheteurs
5. Réception et négociation d’offres
1 à 14 jours
Promesse d’achat + contre-offres
6. Période des conditions (inspection, financement)
7 à 21 jours
Levée des conditions
7. Préparation chez le notaire
30 à 60 jours après acceptation
Vérification de titres
8. Signature de l’acte de vente
1 jour
Transfert de propriété
Le marché immobilier québécois en 2026 : ce qu’il faut savoir
Selon le rapport APCIQ Q1 2026, le marché québécois est entré en phase de stabilisation : 23 354 transactions au premier trimestre (-2 % YoY), mais avec un inventaire historiquement bas et une hausse des prix qui se poursuit. Dans la RMR de Québec, février 2026 a enregistré 1 051 ventes et un prix médian unifamiliale en hausse de 13 % sur un an. Autrement dit : le marché reste tendu, et la stratégie de mise en marché ou de négociation reste décisive.
Tes protections et recours : ce que la loi prévoit
L’OACIQ a mis en place plusieurs mécanismes pour te protéger en cas de problème avec ton courtier.
Le FICI : 40 000 $ de protection
Le Fonds d’indemnisation du courtage immobilier (FICI) couvre jusqu’à 40 000 $ par réclamation en cas de fraude, malversation ou détournement de fonds par un courtier ou une agence. Cette protection est exclusive aux transactions effectuées avec un courtier licencié — une vente DuProprio ne donne accès à aucune indemnisation.
Faire une plainte à l’OACIQ
Si un courtier manque à ses obligations déontologiques (devoir de loyauté, divulgation, conseil), tu peux déposer une plainte au Service d’assistance de l’OACIQ. Le syndic enquête, et si la faute est avérée, des sanctions disciplinaires peuvent aller du blâme à la révocation du permis.
FAQ : Questions fréquentes sur les courtiers immobiliers au Québec
Quelle est la différence entre un courtier et un agent immobilier au Québec en 2026?
Le terme « agent immobilier » a été remplacé par « courtier immobilier » lors de la réforme de la Loi sur le courtage immobilier en 2010. Tous les professionnels du courtage au Québec sont aujourd’hui des courtiers titulaires d’un permis OACIQ. Si quelqu’un se présente comme « agent » en 2026, c’est un terme désuet — pas une distinction professionnelle réelle.
Combien coûte un courtier immobilier au Québec en 2026?
La commission moyenne se situe entre 4 % et 6 % du prix de vente, avec une médiane autour de 5 %. Sur une maison vendue 500 000 $, cela représente 25 000 $ avant taxes (TPS + TVQ de 14,975 % en sus). La commission est payée intégralement par le vendeur et partagée entre le courtier inscripteur et le courtier acheteur.
Est-ce obligatoire de passer par un courtier immobilier pour vendre au Québec?
Non, légalement tu peux vendre ta propriété toi-même (par exemple via DuProprio). Cependant, sans courtier, tu perds l’accès à Centris, aux formulaires officiels de l’OACIQ et à la protection du FICI. Selon les données de l’APCIQ, les ventes avec courtier se concluent en moyenne à un prix 15 à 20 % supérieur, ce qui compense largement la commission.
Comment vérifier si un courtier est certifié au Québec?
Rends-toi sur le registre public de l’OACIQ à l’adresse registre.oaciq.com, entre le nom ou le numéro de permis du courtier, et tu obtiendras immédiatement son statut, son agence et son historique disciplinaire. C’est la première vérification que tout consommateur devrait faire — y compris en validant les permis de chaque membre de l’équipe Jean-François Morin.
Qui paie la commission du courtier lors d’une vente immobilière?
C’est toujours le vendeur qui paie la commission au Québec. Elle est ensuite partagée entre son propre courtier et celui de l’acheteur, généralement 50/50. Cela signifie que pour l’acheteur, faire affaire avec un courtier est gratuit dans la majorité des transactions.
Combien de temps dure un contrat de courtage immobilier?
La durée standard d’un contrat de courtage exclusif se situe entre 3 et 6 mois, mais elle se négocie librement entre les parties. L’OACIQ recommande de ne pas dépasser 12 mois et impose des clauses précises de résiliation. Lis toujours attentivement les modalités avant de signer.
Peut-on avoir un courtier acheteur et un courtier vendeur différents?
Oui, et c’est même le scénario standard. L’acheteur et le vendeur sont chacun représentés par leur propre courtier, ce qui évite la situation de double représentation (encadrée très strictement par l’OACIQ). Cette séparation garantit que chacun a un défenseur dédié de ses intérêts. Si tu cherches un courtier acheteur ou vendeur dans la région de Québec, à Lévis, en Beauce ou en Mauricie, n’hésite pas à contacter nos courtiers pour une consultation gratuite.
Conclusion : ce qu’il faut retenir
Choisir le bon courtier immobilier au Québec en 2026 reste l’une des décisions financières les plus déterminantes que tu prendras dans une transaction immobilière. Voici les points essentiels :
L’OACIQ encadre 17 782 courtiers actifs au Québec — tous vérifiables sur le registre public
La commission moyenne est de 5 % (fourchette 4-7 %), payée par le vendeur et partagée entre les deux courtiers
Le FICI offre 40 000 $ de protection en cas de fraude ou malversation
L’expérience locale et le volume de transactions sont les deux critères les plus prédictifs de performance
Le marché 2026 reste tendu : prix médian unifamiliale provincial à 511 850 $, délai moyen de 41 jours
L’équipe Jean-François Morin couvre la région de Québec, Lévis, la Chaudière-Appalaches et la Mauricie avec une équipe de 6 courtiers spécialisés par secteur. Pour discuter de ton projet d’achat ou de vente, demande une consultation gratuite dès aujourd’hui au 418-801-8011 ou via notre page de contact. Une bonne décision commence par une bonne conversation.
Vous avez trouvé la propriété idéale, mais le vendeur exige de conclure la transaction « sans garantie légale ». Devriez-vous accepter ? Est-ce même légal ? Et surtout, quels risques prenez-vous ?
Au Québec, la clause « sans garantie légale » est l’une des conditions de vente les plus mal comprises par les acheteurs. Acceptée sans préparation, elle peut vous exposer à des pertes financières importantes — y compris sur des défauts que le vendeur connaissait avant la vente. Pourtant, dans certains contextes, cette clause est tout à fait normale et même incontournable.
Ce guide vous explique clairement ce que dit la loi, dans quels cas cette clause est valide, quand elle ne l’est pas, et comment vous protéger efficacement avant de signer.
Qu’est-ce que la garantie légale au Québec ?
Définition selon le Code civil du Québec
La garantie légale est une protection automatique accordée à tout acheteur par le Code civil du Québec (articles 1716 à 1733). Elle s’applique de plein droit à toute vente, sans qu’il soit nécessaire de la mentionner dans le contrat. C’est la loi qui l’impose — pas la bonne volonté du vendeur.
Concrètement, cela signifie que lorsque vous achetez un bien, le vendeur est tenu par défaut de vous garantir que ce bien est conforme à ce pour quoi vous l’avez acheté.
Les trois composantes de la garantie légale
La garantie légale se divise en trois obligations distinctes à la charge du vendeur :
1. La garantie du droit de propriété (garantie d’éviction) Le vendeur garantit qu’il est le véritable propriétaire du bien et qu’aucun tiers ne peut vous en priver après la vente (absence de droits réels non déclarés, d’hypothèques cachées, etc.).
2. La garantie de qualité C’est la protection la plus connue. Le vendeur garantit que le bien est exempt de vices cachés — c’est-à-dire des défauts qui existaient au moment de la vente, qui n’étaient pas apparents, et qui rendent le bien impropre à l’usage auquel il est destiné ou qui en diminuent tellement l’utilité que vous ne l’auriez pas acheté, ou pas à ce prix.
3. La garantie de contenance Dans les ventes immobilières avec indication de superficie, le vendeur garantit que la superficie réelle correspond à ce qui a été convenu.
Différence entre garantie légale et garantie conventionnelle
La garantie légale est imposée par la loi et constitue le plancher minimal de protection. La garantie conventionnelle, elle, est négociée entre les parties et peut étendre ou réduire cette protection. Par exemple, un vendeur peut offrir une garantie supplémentaire sur certains équipements (toiture neuve, système de chauffage), ce qui dépasse les obligations légales. À l’inverse, il peut tenter de réduire ou d’exclure la garantie légale — c’est là qu’entre en jeu la clause « sans garantie légale ».
Peut-on légalement acheter sans garantie légale ?
Ventes entre particuliers : la règle générale
Oui, dans les transactions entre particuliers, il est tout à fait légal d’inclure une clause d’exclusion de la garantie légale. Le Code civil du Québec le permet expressément, à condition que cette exclusion soit clairement stipulée dans le contrat de vente.
En immobilier, cette situation se rencontre régulièrement lors des ventes de succession, des ventes par des héritiers qui n’ont pas habité la propriété, ou encore dans certaines ventes urgentes où le vendeur ne peut pas garantir l’état d’un bien qu’il ne connaît pas suffisamment.
Ventes par des commerçants : les limites strictes
La situation est radicalement différente lorsque le vendeur est un commerçant et l’acheteur un consommateur. La Loi sur la protection du consommateur (LPC) du Québec prévoit des protections que les commerçants ne peuvent pas écarter contractuellement. Un concessionnaire automobile ou un promoteur immobilier ne peut pas, en principe, vous vendre un bien « sans aucune garantie » en invoquant la clause d’exclusion de la même façon qu’un particulier.
Les exceptions prévues par la loi
Même entre particuliers, certaines exclusions de garantie peuvent être contestées. La loi prévoit notamment que l’exclusion est sans effet si le vendeur avait connaissance du vice et ne l’a pas déclaré (article 1733 C.c.Q.). L’exclusion de garantie n’est pas un chèque en blanc pour dissimuler des défauts.
Dans quelles situations achète-t-on sans garantie légale ?
Ventes de succession et liquidation
C’est le cas le plus fréquent en immobilier au Québec. Les héritiers qui liquident une succession n’ont souvent pas habité la propriété depuis des années — parfois des décennies. Ils ne peuvent pas garantir l’état des fondations, de la plomberie ou du système électrique. La clause « sans garantie légale » se justifie alors pleinement : les vendeurs n’ont pas les connaissances nécessaires pour faire des déclarations éclairées sur l’état du bien.
Ventes par shérif ou autorité judiciaire
Lors d’une vente forcée (saisie immobilière, vente par le syndic en cas de faillite), les biens sont systématiquement vendus sans garantie légale. L’autorité qui procède à la vente ne peut pas garantir l’état d’un bien dont elle n’a pas pris possession dans des conditions normales.
Achats « tel quel » ou « aux risques de l’acheteur »
Ces formulations sont souvent utilisées comme synonymes de « sans garantie légale ». Sur le plan juridique, elles signifient que vous acceptez le bien dans son état actuel, avec tous les défauts visibles et certains défauts cachés — sous réserve des exceptions légales importantes évoquées plus bas.
Véhicules d’occasion entre particuliers
La vente de véhicules d’occasion entre particuliers se fait très souvent sans garantie légale. C’est une pratique généralisée et juridiquement valide entre personnes privées. Notez qu’il en va différemment si vous achetez d’un concessionnaire : la LPC s’applique alors.
Les risques d’acheter sans garantie légale
Vices cachés non couverts
C’est le risque principal. Si vous découvrez après la vente un vice caché — infiltrations d’eau, problème de fondation, présence de pyrite ou d’amiante — vous ne pourrez pas vous retourner contre le vendeur dans le cadre normal du recours pour vice caché. Le coût des réparations sera entièrement à votre charge.
En immobilier, ces défauts peuvent représenter des dizaines de milliers de dollars. Une fondation à reprendre, un système de drainage défaillant ou une contamination environnementale peuvent dépasser largement le prix d’achat dans certains cas.
Absence de recours en cas de défaut
Sans garantie légale, vos voies de recours ordinaires sont fermées. Vous ne pouvez pas réclamer une réduction de prix (action en diminution du prix), la résolution de la vente, ni des dommages-intérêts pour un vice que vous n’avez pas détecté lors de l’achat — à moins de tomber dans une des exceptions légales.
Impact sur la revente du bien
Un bien acheté « sans garantie légale » peut être plus difficile à revendre si cette mention apparaît dans l’historique de la propriété ou si l’acheteur potentiel se montre méfiant. Certains acheteurs exigeront une réduction de prix supplémentaire ou refuseront simplement de poursuivre la transaction.
Quand la clause « sans garantie » est-elle invalide ?
C’est le point crucial que beaucoup d’acheteurs ignorent : la clause d’exclusion de garantie ne protège pas le vendeur qui est de mauvaise foi.
Faute intentionnelle ou lourde du vendeur
L’article 1733 du Code civil du Québec est clair : le vendeur ne peut s’exonérer de la garantie pour un vice qu’il connaissait ou ne pouvait pas ignorer. Si un vendeur savait que le sous-sol s’infiltre à chaque printemps et l’a dissimulé, la clause « sans garantie légale » ne lui sera d’aucun secours devant les tribunaux.
Vente par un commerçant à un consommateur
Comme mentionné, la Loi sur la protection du consommateur limite fortement la capacité d’un commerçant à exclure la garantie légale dans ses transactions avec des consommateurs. Le recours à cette clause dans ce contexte peut être déclaré abusif et inopposable.
Vice connu et non déclaré
Si le vendeur avait connaissance d’un défaut et a délibérément omis de le déclarer — ce que les juristes appellent la réticence dolosive — la clause d’exclusion tombe. Le vendeur ne peut pas utiliser son propre mensonge par omission comme bouclier.
Comment se protéger lors d’un achat sans garantie légale ?
Accepter une clause d’exclusion de garantie n’équivaut pas à signer les yeux fermés. Voici les précautions indispensables à prendre.
1. Faire inspecter le bien avant l’achat
C’est la protection la plus efficace et la moins négociable. Mandatez un inspecteur en bâtiment certifié (membre de l’AIBQ ou de l’InterNACHI Québec) avant de signer. L’inspection vous permettra d’identifier les défauts apparents et d’obtenir un rapport écrit qui documente l’état du bien au moment de la transaction.
Si le vendeur refuse de vous laisser faire inspecter le bien avant l’achat, considérez-le comme un signal d’alarme sérieux.
2. Obtenir des déclarations écrites du vendeur
Même dans une vente sans garantie légale, demandez au vendeur de remplir une déclaration du vendeur (formulaire standard disponible en immobilier). S’il ment dans ce document et que vous découvrez un vice qu’il connaissait, cette déclaration écrite devient une preuve de sa mauvaise foi — et la clause d’exclusion perd son effet protecteur pour lui.
3. Négocier le prix en conséquence
Acheter sans garantie légale est un risque supplémentaire qui doit se refléter dans le prix. Si le marché est comparable pour deux propriétés similaires, celle vendue sans garantie légale devrait être proposée à un prix inférieur pour compenser l’absence de recours. Ne payez pas le plein prix pour un bien dont vous assumez tous les risques.
4. Souscrire une assurance ou garantie privée
Certaines compagnies d’assurance proposent des produits couvrant les vices cachés découverts après l’achat, y compris dans les transactions sans garantie légale. Ces produits ont un coût, mais ils peuvent représenter une filet de sécurité valable pour des propriétés à risque élevé (maisons âgées, bâtiments avec historique de sinistres, etc.).
Vos recours malgré l’absence de garantie légale
L’exclusion de garantie n’est pas une protection absolue pour le vendeur. Des recours subsistent dans certaines situations.
Recours pour dol ou réticence
Si vous pouvez prouver que le vendeur vous a sciemment caché un défaut (dol) ou qu’il a délibérément omis de vous informer d’un fait qu’il savait déterminant pour votre consentement (réticence), vous pouvez poursuivre en responsabilité civile. La clause d’exclusion de garantie ne peut pas couvrir la malhonnêteté.
Action en nullité pour vice de consentement
Si la dissimulation d’informations a été déterminante dans votre décision d’acheter, vous pouvez demander la nullité du contrat de vente pour vice de consentement (erreur provoquée par le dol du vendeur). Cela peut mener à l’annulation pure et simple de la transaction et au remboursement du prix payé.
Recours contre les tiers
N’oubliez pas que d’autres acteurs peuvent être impliqués : l’inspecteur en bâtiment qui a raté un défaut visible lors de son inspection, le courtier immobilier qui avait connaissance d’un problème et ne l’a pas déclaré, ou encore un ancien propriétaire qui a effectué des travaux non conformes. Ces recours existent indépendamment de la clause d’exclusion de garantie entre acheteur et vendeur.
FAQ : Questions fréquentes sur l’achat sans garantie légale
Est-il légal d’acheter une maison sans garantie légale au Québec ? Oui, c’est légal lorsque la vente se fait entre particuliers et que l’exclusion est clairement stipulée dans le contrat. C’est une pratique courante pour les ventes de succession notamment. La légalité ne signifie pas l’absence de risque : vous assumez les défauts non apparents au moment de la transaction.
Quelle est la différence entre « sans garantie légale » et « tel quel » ? Sur le plan pratique, ces deux formulations produisent des effets similaires : l’acheteur accepte le bien dans son état actuel et renonce aux recours habituels pour vices cachés. La nuance est que « tel quel » peut parfois être interprété de façon plus restrictive par les tribunaux. Dans tous les cas, ni l’une ni l’autre ne protège un vendeur de mauvaise foi.
Un vendeur peut-il refuser toute garantie sur un bien usagé ? Entre particuliers, oui, à condition de le stipuler clairement dans le contrat. Un commerçant vendant à un consommateur est soumis à des restrictions supplémentaires en vertu de la Loi sur la protection du consommateur.
Ai-je des recours si le vendeur m’a caché un défaut malgré la clause « sans garantie » ? Oui. Si vous pouvez prouver que le vendeur connaissait le vice et ne l’a pas déclaré, la clause d’exclusion lui est inopposable selon l’article 1733 du Code civil du Québec. La preuve de cette connaissance peut s’établir par des témoignages, des documents (travaux antérieurs, rapports d’inspection passés, réclamations d’assurance) ou d’autres indices.
Comment vérifier un bien vendu sans garantie légale ? Faites appel à un inspecteur en bâtiment certifié, demandez l’historique des travaux, consultez les anciens rapports d’inspection si disponibles, vérifiez les déclarations de sinistres auprès des assureurs, et consultez le registre foncier pour connaître l’historique de la propriété. Plus votre vérification est rigoureuse, plus vous limitez votre exposition au risque.
La clause « sans garantie légale » est-elle valide pour un véhicule d’occasion ? Entre particuliers, oui. La vente d’un véhicule d’occasion « tel quel » ou « sans garantie légale » est généralement valide. Si vous achetez d’un concessionnaire, la Loi sur la protection du consommateur s’applique et limite la portée d’une telle clause.
Puis-je annuler un achat fait sans garantie légale ? Pas dans les cas normaux — c’est précisément l’effet de la clause. Cependant, si vous prouvez que votre consentement a été vicié (erreur, dol, crainte), une action en nullité reste possible. Ces recours doivent être intentés dans des délais stricts et nécessitent généralement une preuve solide.
Avant de signer : consultez un professionnel de l’immobilier
Acheter une propriété sans garantie légale est une décision qui ne doit pas être prise à la légère. Chaque situation est différente : l’âge et l’état de l’immeuble, la raison de l’exclusion de garantie, le profil du vendeur, les résultats de l’inspection — tous ces facteurs influencent le niveau de risque réel.
Un courtier immobilier expérimenté peut vous aider à évaluer si le prix demandé reflète réellement l’absence de garantie, à décrypter les clauses du contrat de vente, et à identifier les éléments qui méritent une attention particulière avant de vous engager. Pour toute question d’ordre juridique spécifique à votre situation, consultez un avocat spécialisé en droit immobilier.
L’équipe Jean-François Morin accompagne les acheteurs et vendeurs dans la région de Québec et Lévis. Contactez-nous pour discuter de votre projet immobilier.
https://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2026/05/acheter-sans-garantie-legale-au-quebec-4.jpg12811920Jean-François Morinhttps://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2023/01/equipemorin-rgb-logomenu.pngJean-François Morin2026-05-14 08:01:232026-05-14 08:01:23Acheter sans garantie légale au Québec : ce que vous devez absolument savoir
Lors d’une visite immobilière, l’œil est souvent attiré par ce qui brille — la cuisine rénovée, les beaux planchers, la luminosité des pièces. Mais ce sont souvent les éléments invisibles — ceux qu’on ne voit pas et qu’on n’a pas pensé à demander — qui cachent les vraies surprises. Ecclesiaste, courtier au sein de l’Équipe Jean-François Morin, revient toujours sur deux questions essentielles.
La date d’occupation — quand pouvez-vous réellement emménager ?
C’est une question simple — et pourtant fréquemment oubliée lors des visites. La date d’occupation souhaitée par le vendeur peut avoir un impact majeur sur votre planification, votre contrat de location actuel, votre déménagement — et votre stratégie d’offre.
Est-ce que la date disponible correspond à ce dont vous avez besoin ? Y a-t-il de la flexibilité de la part du vendeur ? Connaître cette information dès la visite vous permet de construire une offre alignée avec les besoins des deux parties — ce qui peut faire toute la différence dans un contexte d’offres multiples.
L’âge de la toiture et des principales composantes
C’est le deuxième point qu’Ecclesiaste vérifie systématiquement — et que la majorité des acheteurs négligent complètement lors d’une visite.
La toiture — un poste de dépense majeur
Une toiture en fin de vie, c’est un remplacement qui peut coûter entre 8 000 $ et 20 000 $ ou plus selon la superficie et les matériaux. Savoir si la toiture a 5 ans ou 25 ans change complètement l’évaluation réelle du coût d’acquisition de la propriété.
Demandez l’année de la dernière réfection de toiture, le type de matériaux utilisés, et si des garanties sont encore en vigueur.
Les autres composantes principales
Dans la même logique, Ecclesiaste recommande de demander l’âge et l’état de toutes les grandes composantes de la propriété :
Le système de chauffage — type, année d’installation, entretien régulier
Le chauffe-eau — âge et capacité
Le panneau électrique — ampérage et conformité
La plomberie — type de tuyaux et état général
Les fenêtres — type et année d’installation
Ces informations, compilées en visite, vous donnent une image complète du budget d’entretien et de remplacement à anticiper dans les prochaines années — et des arguments solides pour votre négociation.
Ce que ça signifie concrètement pour vous
Si vous êtes acheteur
Avant votre prochaine visite, préparez mentalement ces deux angles : la date d’occupation souhaitée par le vendeur, et l’âge de chaque grande composante de la propriété. Ces informations sont gratuites à obtenir en visite — et potentiellement très coûteuses à découvrir après la signature.
Vous préparez la vente de votre propriété et vous ne savez pas par où commencer ?
Ecclesiaste accompagne ses vendeurs avec des conseils concrets et une stratégie de mise en marché adaptée à chaque propriété. Contactez l’Équipe Jean-François Morin pour une première rencontre sans engagement.
À propos du courtier :Ecclesiaste Juste est courtier immobilier agréé au sein de l’Équipe Jean-François Morin. Pour toute question sur le processus d’achat et les offres, contactez-le directement via jeanfrancoismorin.ca.
https://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2026/05/ce-que-vous-oubliez-de-demander-en-visite--ecclesiaste.jpg8531280Ecclesiaste Justehttps://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2023/01/equipemorin-rgb-logomenu.pngEcclesiaste Juste2026-05-13 08:00:332026-05-20 14:02:35Ce que vous oubliez de demander en visite — Ecclesiaste vous dit quoi poser comme questions
Une visite immobilière, c’est bien plus qu’une promenade dans une maison. C’est une occasion de collecter de l’information stratégique — celle qui va guider votre offre, protéger vos intérêts et vous éviter de mauvaises surprises après la signature. Jean-François Morin, fondateur de l’Équipe Jean-François Morin, partage les deux questions qu’il considère comme absolument incontournables.
La déclaration du vendeur — le document à éplucher en détail
C’est le premier réflexe que Jean-François recommande à tous ses clients acheteurs : obtenir et lire attentivement la déclaration du vendeur avant la visite — puis poser des questions sur chacun des éléments qui y sont mentionnés pendant la visite.
Qu’est-ce que la déclaration du vendeur ?
La déclaration du vendeur est un document légal dans lequel le vendeur divulgue tout ce qu’il connaît sur l’état de sa propriété — problèmes passés ou présents, réparations effectuées, travaux réalisés, sinistres survenus. C’est votre principal outil de protection légale en tant qu’acheteur.
Les questions à poser pour chaque élément
Pour chaque point mentionné dans la déclaration, posez systématiquement ces questions : qu’est-ce que c’est exactement ? Est-ce que le problème a été réparé ? Comment a-t-il été réparé — par un professionnel licencié ? Est-ce qu’il y a des factures disponibles ?
Ces questions simples peuvent révéler des informations cruciales sur la qualité des travaux effectués et sur les risques résiduels à anticiper après votre achat.
La raison de la vente — une information stratégique sous-estimée
C’est la deuxième question que Jean-François recommande de poser — et que beaucoup d’acheteurs n’osent pas aborder. Pourtant, la réponse peut changer complètement votre approche de négociation.
Pourquoi le vendeur vend-il ?
Un vendeur qui déménage pour des raisons professionnelles avec une date limite impose, qui a déjà signé pour une autre propriété, ou qui traverse une situation personnelle urgente — est dans une position fondamentalement différente de celui qui vend par opportunisme, sans pression particulière.
Comment cette information influence votre offre
Connaître la motivation du vendeur vous permet d’ajuster les termes et les conditions de votre offre de façon stratégique. Une date de prise de possession qui correspond parfaitement aux besoins du vendeur peut valoir autant que quelques milliers de dollars de plus sur le prix. Des conditions allégées peuvent être plus attractives qu’une offre au prix demandé avec beaucoup de contraintes.
Jean-François accompagne ses clients pour utiliser cette information intelligemment — dans le respect de toutes les parties, mais toujours dans l’intérêt de l’acheteur qu’il représente.
Ce que ça signifie concrètement pour vous
Si vous êtes acheteur
Avant votre prochaine visite, demandez à votre courtier de vous obtenir la déclaration du vendeur — et préparez vos questions pour chaque point. Et n’hésitez pas à demander pourquoi le vendeur vend. C’est une question légitime, et la réponse peut valoir beaucoup dans votre négociation.
Vous préparez votre projet d’achat à Lévis ?
Jean-François accompagne ses clients avec une lecture rigoureuse du marché local — pour que chaque décision soit prise avec les bons outils en main. Contactez l’Équipe Jean-François Morin pour une première rencontre sans engagement.
https://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2026/05/ce-que-vous-oubliez-de-demander-en-visite--jean-francois-morin.jpg14421920Jean-François Morinhttps://jeanfrancoismorin.ca/wp-content/uploads/2023/01/equipemorin-rgb-logomenu.pngJean-François Morin2026-05-13 07:56:092026-05-13 07:56:09Ce que vous oubliez de demander en visite — Jean-François Morin vous dit quoi poser comme questions
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