Vérification printanière: Faire le bilan de santé de la maison

Avec la neige qui fond, la maison se dévoile enfin. Il est temps de vérifier l’état du revêtement extérieur, de la toiture et de s’assurer que les gouttières font bien leur travail. En cas de problème, il faudra prévoir des travaux.

Les bâtiments québécois ont été mis à rude épreuve cet hiver, avec des périodes de redoux et de grands écarts de température. L’organisme indépendant Garantie de construction résidentielle (GCR) conseille aux propriétaires d’inspecter visuellement leur toiture. Si des bardeaux d’asphalte ont ondulé, se sont dégradés ou détachés, le toit risque de ne plus être étanche.

GCR incite aussi à inspecter l’intérieur de l’entretoit pour s’assurer que l’isolant est bien sec, qu’il n’y a ni traces de condensation ni traces d’infiltration.

Au printemps, les propriétaires devraient jeter un œil aux gouttières, qui ont pu être abîmées ou détachées par la neige et la glace pendant l’hiver. Il faut aussi les libérer des débris ou feuilles mortes qui n’ont pas été retirés l’automne dernier pour optimiser leur travail.

«Assurez-vous qu’elles se déversent toujours à distance des fondations afin d’éviter les infiltrations d’eau», ajoute le CAA-Québec dans son aide-mémoire saisonnier.

Dans le même esprit, il importe de nettoyer les margelles (puits de fenêtre) et leur colonne de drainage pour garantir leur efficacité.

Les fondations visibles méritent aussi une inspection pour détecter toute fissure inhabituelle et profonde, dépôt blanchâtre, infiltration ou humidité localisée. Au besoin, le CAA suggère de faire appel à un spécialiste pour évaluer les dégâts.

Les matériaux de revêtement mal ancrés ou détachés doivent être réparés sans délai. Si le revêtement est en pierre ou en brique, mieux vaut repérer les éléments effrités ou éclatés, les joints fissurés, les gonflements et contacter un entrepreneur spécialisé pour réparer avant l’hiver prochain.

GCR recommande aussi de porter une attention aux joints de calfeutrage des portes et fenêtres. Leur détérioration peut entraîner des infiltrations d’eau.

Un peu de patience

Avant de refaire le terrassement, de construire un muret ou d’installer des pavés imbriqués, le CAA conseille d’attendre la fin de la période de dégel, soit vers la mi-mai. «Le va-et-vient des véhicules lourds et les travaux de compaction sur un terrain détrempé risquent fort de causer plus de mal que de bien.» Réaliser trop tôt en saison murets et dallages peut aussi nuire à la stabilité de leurs fondations.

Un pavage en asphalte bien fait et réalisé par temps propice peut durer plus de 20 ans. Encore là, il vaut mieux attendre jusqu’à la mi-mai avant de procéder. Les nuits froides et le facteur de refroidissement éolien, présent même par temps ensoleillé, peuvent affecter la qualité du pavage : son fini restera poreux et sujet aux infiltrations d’eau, souligne le CAA.

Quant aux travaux de peinture, le chiffre à retenir est 10°C, incluant le facteur de refroidissement éolien. «Cela vaut autant pour la température ambiante que pour celle du produit et de la surface à couvrir. Autrement, la peinture ne durcira pas et son fini ne durera pas. Le défi à relever : attendre que ce minimum soit atteint et se maintienne, sans pluie, durant au moins 24h, idéalement 48h, avant et après l’application.»

Auteur : Alexandra Perron, Journal Le Soleil

Photo : 123F/Loganban

MAJ : 2019-04-19 CB