Est-ce mieux de vendre sa propriété avant d’en acheter une nouvelle?

Vendre sa maison avant d’en acheter une autre : six questions à se poser

Lorsque vient le temps de magasiner une propriété, plusieurs se demandent s’ils ont intérêt à attendre de trouver un acheteur pour leur maison avant de faire une offre sur une nouvelle propriété. Il n’y a pas de réponse unique : tout dépend de la situation financière.

En effet, la situation financière est souvent le facteur clé dans cette prise de décision. Mais ce n’est pas le seul point à considérer. Voici quelques questions importantes auxquelles vous pouvez répondre afin d’évaluer ce qui est le mieux pour vous : vendre avant d’acheter ou acheter avant de vendre.

Finances : avez-vous les reins solides?

Un propriétaire qui a une situation financière aisée ne se pose habituellement pas cette question. Il fait l’acquisition de sa maison coup de coeur et attend qu’un acheteur sérieux se présente pour son ancienne résidence, sans plus de stress. Mais il ne faut pas oublier que cette situation exige le paiement, pour les deux résidences, de l’hypothèque, des impôts fonciers et des frais liés à l’entretien, et ce, pour une période indéterminée, qui peut s’échelonner sur plusieurs mois. En plus de ces paiements, il ne faut pas oublier la mise de fonds à débourser sur la nouvelle propriété. Les sommes peuvent vite devenir trop lourdes à assumer. À vos calculatrices!

Le marché favorise-t-il les vendeurs ou les acheteurs?

Néanmoins, certains éléments peuvent venir contrebalancer une situation financière insuffisante. Par exemple, si le marché est favorable aux vendeurs, c’est-à-dire qu’il y a peu de maisons à vendre et que les acheteurs sont nombreux. Ainsi, ces derniers seront sans doute plusieurs à vouloir visiter votre résidence et à faire une offre d’achat. Dans ce contexte, nous avons bon espoir que la vente se fera rapidement, et ce ne sera plus un problème d’acquérir une nouvelle demeure de façon précipitée.

Sentez-vous que la propriété en vue est unique?

En immobilier, l’expression « un de perdu, dix de retrouvés » ne s’applique pas toujours. Les maisons qui répondent à des critères recherchés ou qui sont affichées en dessous de leur valeur se vendent comme des petits pains chauds. Dans ces cas, le fait d’acheter immédiatement est sans doute une bonne idée. Par contre, il existe des solutions pour ne pas se trouver dans un pétrin financier, comme le financement relais. Mais cette solution n’est pas toujours possible.

Pouvez-vous demander un financement relais?

Les institutions bancaires suggèrent parfois le financement relais, qui est en fait le financement de votre mise de fonds en mettant en garantie l’équité de votre maison à vendre. Ce n’est pas un service qui peut être offert à tous, mais lorsque c’est possible, c’est une solution gagnante. Les raisons d’un refus peuvent être diverses, notamment une propriété que la banque juge difficile à vendre.

Avez-vous accès à un prêteur privé?

Si le financement relais n’est pas possible dans votre cas, vous pouvez vous tourner vers un prêteur privé. Toutefois, les prêts effectués dans ce type d’entreprise ont des taux d’intérêt élevés.

Pouvez-vous signer une clause d’achat conditionnel à la vente?

Si vous dénichez une maison de rêve, vous pourriez proposer au vendeur d’ajouter à la promesse d’achat (le contrat qui stipule que vous vous engagez à devenir acquéreur) une clause d’achat conditionnel à la vente. Ainsi, vous réservez la maison pour un moment, ce qui vous laisse le temps de vous départir de la vôtre. Mais attention, il est rare que le vendeur accepte de mettre un long délai à cette clause. Plusieurs n’accordent pas plus de deux semaines. Et on peut comprendre : pendant ce temps, ils pourraient passer à côté d’acheteurs sérieux.

Alors, considérant votre situation personnelle, quelle est la meilleure avenue pour vous?

Source :

RE/MAX Québec
MAJ : 2020-03-03 CB